Coquillages : teneur en hydrocarbures supérieure à la norme

Ainsi est intitulé un article de Fabien Roux, journaliste au Télégramme de Brest, article que l'on peut trouver sur le site du journal.

Claude Chassé, ancien chercheur du CNRS et du Cedre, affirme : " Dans toutes les stations d'observation, on dépasse jusqu'à 5 fois la norme de 0,5 ppm .... Il n'y a plus rien de correct. Je m'interroge sur les conditions dans lesquelles ont été effectués les 200 prélèvements analysés par l'AFSSA".

"Il est urgent selon lui de comparer au plus vite les données fournies par l'Agence de sécurité sanitaire des aliments avec les résultats des analyses obtenues par le Réseau national d'observation. Il s'insurge contre le fait que l'on n'ait pas non plus procédé à des tests respiratoires et des tests d'irritabilité de la peau, «comme ce fut le cas lors de « l'Amoco », du « Tanio » et du « Gino » et comme c'est le cas pour tout produit cosmétique »".

Le Pr Chassé insiste : "Je ne comprends pas pourquoi l'on continue à faire travailler des bénévoles et notamment des écoliers ! "
(Information reçue par l'entremise de Radiophare).

En cela il tient un discours parallèle à celui du laboratoire Analytika, qui a publié un "AVIS AUX BÉNÉVOLES DÉCONTAMINATEURS" qui a notamment pour vocation d' "attirer l'attention du public sur la toxicité des produits contenus dans cette cargaison" et donne de nombreux conseils aux personnes qui seraient amenées à manipuler ce que contenait l'Erika. Voir aussi, sur ce site, les commentaires divers, de soutien, de doute, d'incitation à l'action ou à la mesure que l'on trouve sur la page Forum.

L'incertitude demeure sur ce que contenait l'Erika (le Pr Chassé aborde ce point dans l'article cité ci-dessus) et la Commission Européenne n'a pas, à notre connaissance, donné de réponse à la demande d'audit d'Analytika. Elle a réagi beaucoup plus vite sur la pollution par le cyanure des fleuves en Roumanie et en Hongrie en dépêchant un observateur quelques jours seulement après la catastrophe.

Quel processus la conduit à se manifester avec célérité dans un cas et à ne pas réagir dans l'autre ?

Pour en revenir aux coquillages, Le Télégramme de Brest relate la colère des ostréiculteurs devant la mévente de leurs produits ... Seront-ils correctement indemnisés ?

Je n'ai pas installé de lien vers le site de l'Afssa, car ce site pose des "conditions" : "L'encadrement (ou cadrage) de tout ou partie de ce site est interdit. L'insertion d'un lien devra faire l'objet d'un accord exprès du directeur de la publication. A défaut son auteur verra sa responsabilité engagée.". Voilà ce que l'on peut lire sur une page intitulée "conditions d'utilisation de ce site". Alors, sans lien, le site de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments se trouve à l'adresse : http://www.afssa.fr, adresse qu'il vous suffit de copier et de coller dans la fenêtre d'adresse de votre navigateur.

Mais à qui appartient ce site, si ce n'est aux citoyens ? Ainsi il serait interdit de référer par lien hypertexte à un site que payent les contribuables ? Est-il également interdit de prononcer "afssa" ou n'importe quel borborygme pouvant avoir une phonétique proche ? Certaines gens semblent avoir tout compris de l'Internet ... et c'est un sujet sur lequel nous reviendrons.

L'***** (ou Agence Française de Sécurité Sanitaire....) émet un avis "sur les critères de toxicité alimentaire présentés par la pollution engendrée par le naufrage de l'Erika", daté du 5-02-2000.

JCM

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