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Vivre autrement



Les milieux les plus sensibles sont les plus affectés


C'est probablement ce que nous serons contraints à faire, tôt ou un peu plus tard, et alors sous l'emprise d'une urgence due à des événements que nous n'aurons pas eu le courage ou la clairvoyance d'anticiper.

Plutôt que de recevoir d'incontournables contraintes comme autant de gifles nous pourrions décider de modifier, à un rythme soutenu car il y a beaucoup à faire, mais soutenable, nos façons de vivre.

Un rythme soutenable signifie un rythme qui ne nous imposerait pas de sacrifices trop douloureux, un rythme qui ne révolutionnerait pas nos économies, et surtout qui ne les ruineraient pas.

Lutter dans un même processus
  • contre l'effet de serre,
  • contre une dangereuse pollution
  • contre le chômage :


Je reste stupéfait de constater que nous savons à quel point notre environnement est "enrichi" en dioxines, que nous savons d'où elles proviennent, c'est à dire de l'industrie métallurgique, cimentière et de l'incinération des ordures, et que nous persistions dans des comportements que nous savons très dangereux.

Cela est certain, les dangers sont bien identifiés, leurs sources également.

Il est démontré que des solutions de traitement des déchets excluant l'incinération seraient économiquement viables, généreraient un supplément d'emplois et seraient plus profitables à l'environnement, moins polluants.

Que croyez-vous que nous fassions ?

Nous continuons à incinérer les ordures, nous envisageons ici ou là de construire de nouveaux incinérateurs, nous brûlons dans des cimenteries toutes sortes de déchets toxiques.

Et il semblerait que les cimenteries puissent même s'affranchir des filtres coûteux que l'on installe maintenant sur certains incinérateurs, souvent sous la pression d'associations de riverains.

Ce sont nos administrations et nos élus qui décident de cela.

La consultation de document traitant des dioxines dans notre environnement et dans notre alimentation devrait, si vous savez lire, vous donner quelques frissons.

Dioxines, courte sélection ( pour en savoir plus demandez "teneur en dioxine" par exemple sur un moteur de recherche) :

France 5 : Arrêt sur Images - Dioxine : omertas locales ? :
http://www-org.lacinquieme.fr/asi/004659/15/47477.cfm

Alerte communautaire dioxine en Belgique :
http://www.agriculture.gouv.fr/alim/secu/plan/eldiobb.html

Atmedica - Dioxine : débat de fond :
http://www.atmedica.com/article/affichage/1,1039,A----45-45-114-52533,00.html

Autres effets possibles des pollutions de combustion :

Planet Ark : Air pollution damages across generations - study :
http://www.planetark.org/dailynewsstory.cfm/newsid/18981/story.htm


Et lorsqu'une installation qui a le mérite de présenter d'importants avantages sur l'incinération existe, soit nous la détruisons soit nous tentons de la tenir à l'écart.

Il y a quelques mois une émission de France Culture (Terre à Terre, samedi matin, 7 à 8 heures) évoquait le système de traitement des ordures de Toulouse. Cette ville aurait été équipée d'un complexe générant du bio gaz et produisant du compost à partir des ordures ménagères. Cela semble une excellente solution.

Cette installation n'avait plus les capacités requises pour absorber la charge de l'agglomération toulousaine, et peut-être était-elle un peu vétuste.

Au lieu de la faire évoluer on l'aurait remplacée par un incinérateur.

Je n'ai pas vérifié cela et vous le livre sous toutes réserves.

Toujours dans le sud de la France une décharge a été équipée pour fournir compost et bio gaz. Il semblerait que beaucoup d'obstacles s'opposent à ce qu'elle soit raccordée au réseau. Il semblerait que l'on ne manifeste pas un grand empressement à la raccorder et le méthane alimente jour et nuit une torchère …

Energie plus: Biogaz : MONTECH, la décharge branchée :
http://www.energie-plus.com/news/fullstory.php/aid/95/Biogaz_%3A_
MONTECH,_LA_DECHARGE_BRANCHEE.html


Nouvelles du biogaz :
http://www.energie-plus.com/news/sectionfront.php/journalist/6.html

Cyberpresse | Moins polluer grâce aux déchets :
http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0212/sci_102120165882.html

Ce ne sont pas les mêmes industries qui fabriquent incinérateurs et digesteurs. Les vendeurs d'incinérateurs sont les plus puissants, très organisés et très infiltrés à tous les niveaux de nos centres de décision, probablement…

Et il se trouve que l'intérêt d'une firme ne rejoint pas toujours l'intérêt général.

Pour ce qui est du bio gaz les "gaziers" traditionnels, Gaz de France en tête, semblent vouloir rester fidèles aux produits fossiles. Pourtant le bio gaz issu des déchets ménagers se substitue parfaitement aux gaz fossiles. Pourtant, moyennant un certain volontarisme, nos agriculteurs pourraient tirer un supplément de revenu en fabricant bio gaz et compost à partir notamment de déjection animales.

Non seulement moins de méthane (gaz à effet de serre) serait relâché dans l'atmosphère mais nous brûlerions mois de gaz fossile.

Nous n'augmenterions donc pas la charge en carbone de l'atmosphère.

Ces productions sur le sol national s'inscriraient en positif sur notre balance du commerce extérieur puisque nous achèterions moins de gaz sur les marchés internationaux. Enfin l'impact sur le chômage serait positif.

Mais nous persistons à préférer la production de dioxines !

Et l'obstacle n'est pas technique, il est "aussi facile"de faire implanter un de ces polluants incinérateurs que de faire construire une usine de traitement biologique.

Un exemple :

Steinmuller Valorga : commercialisation d'usines de traitement de déchets ménagers :
http://www.steinmuller-valorga.fr/index.htm

Noublions pas que l'économie mondiale est basée sur un phénomène de croissance continue. La production doit croître pour que la consommation croisse. Les productions de sous produits indésirables et de déchets ne diminueront donc pas, et les pollutions qu'elles génèrent s'aggraveront si nous n'y prenons garde.

Comment concilier croissance de la consommation et diminution de la pollution ?

C'est un défi. Il nous conduira à sélectionner les produits en fonction de leur dangerosité indirecte, celle à laquelle ils nous soumettent par l'entremise des dégâts qu'ils provoquent dans l'environnement, celle qui découle de leur dissémination dans l'air, les eaux, les sols, les nappes phréatiques ....

Il faut donc tenir compte du coût énergétique de production de chaque matière première, de sa composition et des pollutions que peut générer sa production, de son absence de toxicité lors de son utilisation, des possibilités de la recycler et des conditions de son élimination lorsqu'elle devient déchet.

C'est un processus complexe, qui doit être encadré par des règles (une législation) mais nous avons les moyens de le mettre en oeuvre.

A quoi servirait "le progrès" s'il ne nous permettait pas de survivre en assez bonne santé ?


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