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Dormez tranquilles :
nous faisons TOUT le nécessaire.
Et si TOUT ne suffisait pas ?



Accordons à l'ensemble des acteurs du nucléaire le bénéfice d'un très haut niveau de conscience professionnelle.

Acceptons l'idée qu'ils déploient toute l'ingéniosité et tous les efforts imaginables pour rendre cette filière sûre.

La réalité des faits nous démontre que cela ne suffit pas.

Un certain nombre de documents officiels ont été rédigés pour nous convaincre que le maximum, "tout", était fait pour que le nucléaire soit une énergie "propre" et "sûre", par exemple :

Les risques majeurs :
http://www.environnement.gouv.fr/dossiers/risques/risques-majeurs/p57.htm

Il n'est pas question ici de douter de la "bonne foi" des autorités ou des rédacteurs de ce type de document, mais seulement de s'interroger sur ce que signifie "sécurité".

Nous avons vu que le risque était la probabilité qu'un événement se manifeste dans un délai donné.

On peut alors définir l'intervalle dans lequel la sécurité existe comme étant la durée pendant laquelle aucun risque ne s'exprimera.

Et rien ne nous permet de prédire cette durée.

En conséquence la "sécurité" ne peut être que virtuelle, dans les faits elle n'existe pas au delà d'un présent exempt d'accident.

Chaque seconde à venir est une seconde d'incertitude.

La seule attitude possible face à ce type d'incertitude consiste à traquer toute source de risque.

Dans le cas de l'énergie nucléaire la source de risque qui constitue la base de TOUS les risques est le radionucléide.

Se soustraire à tout risque radiologique nécessiterait donc de se tenir à une distance maximale de tout radionucléide et cela impliquerait de se passer du nucléaire.

Plus nous avons de proximité avec les radionucléides plus le danger qu'ils représentent pour nous s'accroît.

Or nous avons aujourd'hui une proximité assez grande avec les éléments radioactifs et il existe des projets qui ne feront que la renforcer.

S'il est vrai que le maximum est fait pour assurer la sécurité des installations nucléaires, comme l'affirment les autorités, le site de l'Autorité de Sécurité du Nucléaire (http://www.asn.gouv.fr/actualite/evenements/index.asp) apporte la démonstration que ce maximum n'assure qu'un niveau de sécurité tout à fait relatif puisqu'il recense de nombreuses failles de sécurité.

Cela nous contraint à déduire que le maximum que nous puissions faire pour obtenir la sécurité n'est qu'un parapluie troué face à une pluie de risques.

C'est pourquoi l'accident nucléaire majeur est prévu, c'est pourquoi des mesures de remédiation et des fonds d'indemnisation ont été prévus (voir lien sur les risques majeurs en haut de cette page).



Dormez d'un oeil :
nous n'avons pas fait TOUT le nécessaire...

On recherche communes acceptant
le stockage à long terme de déchets
très hautement toxiques...



N'y aurait-il pas chez nos concitoyens un paradoxe qui consisterait à accepter l'électricité d'origine nucléaire mais à en refuser les conséquences, dont l'une est d'accepter que les scories de cette industrie puissent être stockées "quelque part", donc éventuellement près de chacun d'entre nous ?

Aspect pratique de ce paradoxe : l'acceptation du nucléaire peut se résoudre à un "qui ne dit mot consent", tandis que son refus nécessite une action très loin en amont du moment où seront produits les déchets.

Pour le moins que l'on puisse dire le citoyen est très faiblement consulté sur les choix énergétiques du pays : pour devenir efficace son refus du nucléaire implique qu'il soit actif.

Voir notamment :

Sortir du Nucléaire :
http://www.sortirdunucleaire.org

Démocratie partielle, démocrasseuse aux entournures ... car l'enjeu est un choix de société majeur :



Acceptons-nous unanimement que certains d'entre nous,
éventuellement en très grand nombre,
puissent être les victimes d'un mode de production d'énergie
présentant objectivement des risque élevés et connus
alors que d'autres modes de production
beaucoup moins dangereux
pourraient satisfaire nos besoins ?


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