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mercredi 28 juin 2006

Horizons Freemen : politique, libertés, résistance

Aporia Crataegi, le Gazé
Le Gazé, accouplement


Debout les franc-tireurs, partisans de l'altercroissance et autres SDF du développement durable ! Face au capitalisme et à la pauvreté, à l'heure de l'immigration choisie, le temps de la résistance est venu. Sur fond de rock and blog, dans une action à la fois systémique et libertaire, soyons réalistes : demandons l'impossible ! Défendons l'idée d'une entropie-décroissance sur le long terme. En citoyens du monde, déplorons l'immigration choisie, refusons la France poubelle où même en plein changement climatique, la météo est un outil marketing. Pour protéger la biodiversité de la nature et permettre un développement durable, pronons le vélo, le papier recyclé, les énergies renouvelables. Faisons entrer la démocratie représentative en politique dès les élections présidentielles. L' AUTRE, c'est nous.

En barque sur les conches

Le temps de respirer, de s'aérer l'esprit ?




lundi 26 juin 2006

Allocation d'existence : une politique économique et sociale forte

Libérer l’avenir avec le revenu d’existence

A l’instar du vote sur le traité constitutionnel européen et de la révolte des jeunes de banlieue, les manifestations contre le Contrat Première Embauche témoignent d’un multiple rejet.

  • Rejet du libéralisme économique,
  • rejet de la précarité,
  • rejet de la flexibilité érigée en dogme économique fondamental.
Le CPE cristallise une peur des jeunes de voir leur avenir leur échapper. Si les étudiants sont dans la rue, ce n’est pas pour lutter contre une réforme inique du gouvernement mais pour dire « non » à la précarité qui les ronge. Contre la fragilité et la peur des lendemains qui déchantent, une solution existe : le revenu d’existence.

PRECAIRE adj. (lat. precarius, obtenu par prière).
  1. . Qui n’a rien de stable, d’assuré ; incertain, provisoire, fragile. Santé précaire, Travail précaire
  2. . Qui existe par autorisation révocable. Poste précaire
La définition du Petit Larousse semble étrangement familière. Et pour cause, en lançant le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) en juin dernier et le CPE il y a quelques semaines, le gouvernement a lancé le pari réaliste de créer quelques dizaines de milliers d’emplois en accentuant la précarité sur le marché du travail.

Personne ne contestera à Dominique Galouzeau de Villepin la volonté d’agir. On ne combat pas le chômage par l’immobilisme. Mais, en utilisant la flexibilité comme principal moyen de créer de l’emploi, le Premier ministre a oublié l’essentiel : on ne gouverne pas contre un peuple inquiet. Si Villepin rappelle que les marchés du travail anglais ou danois sont basés sur le principe de flexibilité, il ne faut pas oublier que la précarité est relative dans ces pays car le taux de chômage y est minime (Grande-Bretagne) et/ou que les allocations chômage sont extrêmement généreuses (Danemark). Notre pays n’entre pas dans ces critères. Si le budget consacré à l’emploi a baissé de trois milliards et demi d’euros en quatre ans , l’utilisation de la flexibilité crée manifestement plus de stress social que d’emplois.

Un salaire garanti et inconditionnel pour tous

Mais alors que faire ? Comment réduire le chômage et éradiquer la pauvreté ?

La réponse tient en deux mots : revenu d’existence. Pour rendre la confiance aux citoyens et créer de la paix sociale, il faut instaurer un revenu garanti et inconditionnel.

Fixé environ à 650 euros par mois pour les plus de 18 ans et à 150 euros par mois pour les mineurs, le revenu d’existence est un pécule donné à chacun sans contrepartie de travail. Conçu par le monétariste Milton Friedman dans les années 70, le revenu d’existence a été repensé par de nombreux philosophes et économistes, notamment André Gorz, Alain Lipietz ou Yolland Bresson. Calculé proportionnellement au Produit Intérieur Brut, il est partiellement ou totalement imposable suivant les revenus du travail de chacun. Autrement dit, si la rémunération d’un individu est élevée, le revenu d’existence sera repris quasiment intégralement par l’impôt.

Le revenu d’existence n’est pas un RMI

Le revenu d’existence se différencie du revenu minimum d’insertion (RMI) sur plusieurs points : si le RMI est accordé temporairement et sous conditions, le revenu d’existence est inaliénable. On le touche de la naissance à la mort.

Ensuite, alors que le revenu d’existence est accordé individuellement, le RMI est délivré au foyer, ce qui peut engendrer des problèmes de répartition au sein des ménages. Par ailleurs, le RMI peut inciter à la fraude : en jouant sur le total d’heures travaillées et le montant des allocations chômage, le montant du RMI sera plus ou moins élevé.

Pour sa part, le revenu d’existence est fixé de manière stable par rapport au PIB. Il n’y a donc pas de mauvais calcul possible. Enfin, à la différence du RMI, le revenu d’existence ne stigmatise pas ses allocataires. Fini les petites phrases assassines du style : « Les Rmistes, ils vivent sur le dos de la société ! » ou encore « C’est nous qui les faisons vivre ! » Si l’argent accordé aux chômeurs est bien le prix de l’exclusion sociale qu’ils subissent quotidiennement, le revenu d’existence ne souffre d’aucune contestation. Que l’on soit PDG de Total ou chômeur en fin de droit, on touche le même montant. Mais à la différence du chômeur, le PDG rendra la quasi-totalité de son revenu d’existence via l’impôt. Ainsi, l’instauration du revenu d’existence permettra la suppression du RMI - et des allocations chômage - qui deviendront inutiles.

Une avancée sociale exceptionnelle

Dans le contexte actuel, les avantages sociaux d’un tel revenu sont innombrables. En France, alors que la richesse est chaque jour plus importante, les chiffres de la misère sont désastreux : 100.000 sans logis , 3 millions de mal logés , 1,24 million Rmistes , 2,639 millions chômeurs , entre 1,2 et 3,5 millions de travailleurs pauvres , au moins 1 million d’enfants sous le seuil de pauvreté ... La mission première du revenu d’existence est de supprimer cette précarité. 650 euros par mois et par personne ne permet pas de vivre dans le luxe et la volupté mais cela donne à chacun un minimum décent. A l’heure des « welcome bonus » et des « golden parachutes », fournir à tous de quoi se nourrir, se loger et se vêtir n’a rien de scandaleux.

Pour en finir avec le travail subi

De plus, le revenu d’existence a le mérite de libérer l’individu du travail subi. Les contraintes matérielles de la vie obligent de nombreuses personnes à accepter des travaux difficiles. Travail à temps partiel, flexibilité désintégratice, heures supplémentaires non souhaitées ou non rémunérées, tâches ingrates...

Le revenu d’existence rompt avec cette soumission de nombreux salariés aux travaux pénibles puisqu’il laisse à chacun de quoi vivre dignement. En outre, il permet de se réaliser autrement que par le travail. Les sociétés occidentales reposent encore sur des valeurs bassement matérialistes. Chez nous, celui qui réussit, c’est celui qui dispose de la plus grande fortune, de la plus belle voiture et du métier le plus gratifiant. Mais n’y a-t-il pas d’autres manières de s’épanouir ?

Les activités artistiques, culturelles, sportives, pédagogiques, citoyennes, associatives ne sont-elles pas aussi valorisantes et productrices de lien social ? Si ! Et pourtant aujourd’hui, ces secteurs ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Le revenu d’existence permet de conforter ces activités. Il est donc synonyme de nouvelles libertés : s’il est institué, chacun pourra désormais gérer sa vie comme il/elle l’entend, de décider quel temps consacrer au travail, à la famille, aux amis... De plus, le revenu d’existence diminue drastiquement le stress sociétal, il est convivial et ne correspond à aucune idéologie, si ce n’est celle de l’humanisme. La certitude de disposer d’un revenu garanti incite à plus d’altruisme et de lien social. Dès lors que les arrières économiques de chacun sont garantis, il devient vain de lutter contre le CPE ou contre toute réforme cherchant à réduire le chômage. A la flexibilité éventuellement accrue du marché du travail répondra la possibilité pour tous de vivre sa vie pleinement.

Gagnant - gagnant

Mais le revenu d’existence ne comporte pas uniquement des avantages sociaux. Economiquement, c’est également une réforme de salut public pour trois raisons.

D’abord, il permet un allègement du coût du travail. L’instauration progressive du revenu d’existence sera compensée par une stagnation, voire une diminution des salaires, de sorte que entrepreneurs et salariés se retrouvent gagnants.

De plus, le gain en pouvoir d’achat des catégories les plus fragiles permettra une légère hausse de la consommation et des investissements, ce dont l’ensemble de la société profitera, au moins provisoirement.

Enfin, le revenu d’existence trouve un prolongement heureux en terme d’aménagement du territoire dans la mesure où il peut inciter certains urbains à retourner à la campagne, où la vie est globalement moins chère. Cette valorisation du territoire peut ainsi redonner du dynamisme à des régions économiquement et démographiquement en perte de vitesse.

Assistanat ? Paresse ? Que nenni !

Malgré ces avantages, l’instauration d’un revenu garanti et inconditionnel fera naturellement des sceptiques. On ne met pas en place des réformes révolutionnaires sans susciter doutes et interrogations. Parmi les critiques, on retrouvera certainement celle de l’assistanat et de l’incitation à la paresse. Cette attaque peut être écartée d’un revers de la main par plusieurs arguments.

D’abord, il ne faut pas oublier que le revenu d’existence reste modeste. Comment vivre en effet seul à Paris avec 650 euros par mois sans mener un train de vie sobre et économe ? Le bénéficiaire aura donc intérêt à trouver un travail pour augmenter ses revenus et jouir d’un niveau de vie plus élevé.

Par ailleurs, le revenu d’existence est calculé proportionnellement au Produit Intérieur Brut. Cela signifie que, si du jour au lendemain, la moitié des 25 millions d’actifs français cessent de travailler pour se contenter du revenu d’existence (hypothèse hautement improbable), le PIB chuterait drastiquement... comme le revenu d’existence. Ainsi, la baisse d’activités pénaliserait en premier lieu ceux qui, refusant de participer à l’effort collectif, se seraient satisfaits du seul revenu d’existence.

De toute façon, la valeur du revenu d’existence reste arbitraire : si le montant fixé pour ce revenu garanti est vraiment désincitatif, on peut envisager de le baisser de 50 euros par exemple. En outre, comme le revenu d’existence se cumule avec tout autre revenu, il évite l’effet de seuil de la protection sociale, selon lequel, en dessous d’un certain niveau de salaire, il vaut mieux ne pas travailler pour éviter de perdre le bénéfice de son assistance. Enfin, rien n’interdit d’assortir le revenu d’existence à un service civique ou à d’autres activités socioculturelles. Il serait dommage en effet qu’une si belle réforme soit souillée par une augmentation exponentielle de l’audimat de la Star’Ac ou du Loft.

Rien d’utopique, le revenu d’existence est finançable

La critique principale du revenu d’existence sera sans doute d’ordre économique. Comment financer un projet aussi ambitieux ?

A cet instant de la démonstration, j’invite le lecteur à se munir d’une calculatrice. Calculons d’abord le coût du revenu minimum d’existence. Sachant que 62 millions de Français peuplent notre beau pays et qu’environ trois quart de la population est majeure, nous pouvons estimer à trente-deux milliards d’euros par mois le coût du revenu d’existence (650 euros * 46 millions de majeurs + 150 euros * 16 millions de mineurs = 32 milliards d’euros). A ces trente-deux milliards, il faut retirer l’argent repris par l’impôt sur le revenu d’existence, aux travailleurs actifs. En effet, si un individu gagne 1.500 euros par mois par exemple, l’Etat lui reprendra 85 ou 90% du revenu d’existence qu’il lui a accordé. Si ce même individu obtient une augmentation et reçoit désormais 2.500 euros, l’Etat lui reprendra 95% du revenu garanti qu’il lui aura accordé.

Les travailleurs rémunérés (salariés, employés, cadres, patrons...) sont environ 25 millions en France. Mais pour prendre en compte les salariés risquant d’arrêter leur activité professionnelle avec l’instauration du revenu d’existence et les revenus d’existence minorés accordés aux travailleurs pauvres, comptons seulement 22 millions de travailleurs (650 euros repris par l’impôt * 22 millions de travailleurs = 14 milliards d’euros ; 32 milliards d’euros - 14 milliards d’euros = 18 milliards d’euros). Pour financer le revenu d’existence, il faut donc trouver 18 milliards d’euros par mois. Comment procéder ?

Dans un premier temps, il convient de soustraire l’argent économisé par la suppression du RMI et des allocations chômage, devenus inutiles. Ces dernières étant en moyenne d’environ 1.000 euros, le calcul est le suivant : (433 euros de RMI * 1 million 200 Rmistes + 2 millions 600 chômeurs * 1.000 euros d’allocation chômage = 3 milliards d’euros ; 18 milliards d’euros - 3 milliards d’euros = 15 milliards d’euros). Nous voilà maintenant avec 15 milliards d’euros à trouver tous les mois pour financer le revenu d’existence.

En diminuant les budgets des allocations de rentrée scolaire, des allocations familiales, des cotisations retraites et des allocations logement (l’instauration du revenu d’existence ne nécessitera plus d’avoir des allocations si élevées), on peut économiser encore 5 milliards d’euros par mois. Il ne nous reste plus que 10 milliards à trouver chaque mois, auxquels il faut retirer un milliard d’euros sauvés sur les frais de gestion du système existant (calculer les montants des RMI et des allocations prend du temps... et de l’argent par l’intermédiaire du salaire des fonctionnaires ; avec la suppression du RMI et des allocations chômage, la bureaucratie sera moins influente et la France pourra économiser un milliard mensuellement). Neuf milliards d’euros, ce sont les fonds que l’on doit trouver pour financer le revenu d’existence.

Or, neuf milliards d’euros, c’est exactement le surplus mensuel que la France gagnerait si ses prélèvements obligatoires étaient du niveau de ceux de la Suède. La France a un taux de prélèvement obligatoire de 44%, la Suède de 51% . Si la France taxait sa richesse à 51%, elle toucherait 112 milliards d’euros supplémentaires par an, soit un peu plus de 9 milliards d’euros supplémentaires par mois (1.600 milliards d’euros de PIB français * 51% - 1.600 milliards d’euros de PIB français *44% = 816 milliards d’euros - 704 milliards d’euros = 112 milliards d’euros).

Bref, ce long et laborieux paragraphe permet d’affirmer, qu’en taxant davantage les activités polluantes, les combustibles fossiles, les transactions immobilières et financières, la publicité et les très hauts revenus, on peut financer le revenu d’existence. Tout est question de volonté politique et de priorités d’action publique. Si l’on considère que la diminution (voire la suppression) de la pauvreté et que l’épanouissement des individus soient des objectifs à atteindre, il faut instaurer progressivement le revenu d’existence. La réforme peut être mise en place le temps d’un mandat présidentiel complet (cinq ans) pour que chacun puisse s’y adapter en douceur.

Et la compétitivité dans tout ça ?

Enfin, dernière critique éventuelle : le revenu d’existence plombera la compétitivité du pays. Il est vrai que l’instauration d’un revenu garanti et inconditionnel freinera sans doute l’activité productrice au profit d’activités tertiaires. Tant mieux ! Les ressources limitées de notre monde fini nous obligent de toute manière à rompre avec le productivisme.

Croire que l’on va pouvoir continuer à croître indéfiniment, comme on le fait depuis le début du XXe siècle, relève au mieux de l’ignorance, au pire du cynisme. Disparition des ressources fossiles, dérèglement du climat, pollution de l’air et de l’eau, épuisement des sols, multiplication des catastrophes météorologiques... Il est temps de changer de modèle de développement. Il est temps de passer d’un modèle orienté sur l’accroissement du revenu à un modèle basé sur le respect de l’environnement et l’épanouissement de chacun. Et le revenu d’existence peut nous aider à franchir ce cap.

Par ailleurs, il n’est pas besoin de rappeler qu’un taux de prélèvement obligatoire élevé n’est en rien synonyme de baisse d’activité ou de fuite fiscale. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder les performances des pays nordiques où les taux de prélèvement sont les plus élevés d’Europe. Comme le dit Jean-Paul Fitoussi, directeur de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques : « Les régimes nordiques ont opté pour un système de protection sociale très généreux et cela n’a pas affecté leurs performances économiques, au contraire. Donc, je crois que la question du système de protection sociale et de son degré de générosité est davantage une question politique qu’une question économique. La France pourrait les imiter. [...] »

Reconstruire l’espérance

Evidemment, le revenu d’existence ne peut prétendre à lui seul guérir tous les maux dont souffre la société. Pour autant, il constitue un des fondements essentiels des réformes à entreprendre. Seuls deux pays (plus l’Alaska) ont pour le moment instauré un revenu d’existence, le Brésil en 2004 et l’Afrique du Sud en 2005. S’il est trop tôt pour tirer un jugement sur l’instauration du revenu d’existence dans ces pays, les premiers échos sont largement positifs.

En France, plusieurs militants des Verts, Yves Cochet en tête, souhaitent instaurer un tel projet. Christine Boutin, candidate à la présidentielle de 2002 et membre de l’UMP, plaide également pour sa mise en place mais à un niveau moindre (330 euros pour tous). Il faut donc faire preuve de pédagogie et de patience pour expliquer les tenants et les aboutissants du revenu garanti et inconditionnel. Si le revenu d’existence trouve un écho dans l’opinion publique, nos gouvernants seront contraints d’en tenir compte et de le mettre en place. Il n’y aura alors plus besoin de rappeler le sens du mot « précarité »...

Samuel Duhamel

Texte également visible sur Nues Blog.

mercredi 21 juin 2006

Démission ! Présidentielles 2007 : please un oeil sur le climat, en priorité !

Stop !
Recommandé par des Influenceurs.


Oui je demande la démission de ce gouvernement déplorable et chancelant, mené par un premier ministre de plus en plus hargneux et inconvenant.

Le Monde parle "d'impuissance rageuse" : Villepin, Chirac, démission ! (encore et encore !).

Mais ce premier ministre étant nettement soutenu par le président en toute logique la démission du président devrait aussi s'imposer.

Et que cette (ces) démission(s), si elle(s) intervient, ou interviennent, ne soient pas le prétexte à remplacer des manchots trébuchants par des borgnes qui racolent (1) sur les sentiments les moins élevés (Immigration choisie : Sarkozy en tombeur des trouillards... ?) et ainsi relèguent à l'arrière plan lointain ce qui devrait constituer l'essentiel de nos préoccupations.

Changements climatiques : les enjeux en quelques mots

Vol de nuit et foi en l'homme...

Au jour le jour : enviro - économie

Des nouvelles du front

et la liste serait longue....

Au delà des habituels clivages gauche / droite deux députés "tentent aujourd'hui de sensibiliser leurs confrères" à la question des changements climatiques : "Le changement climatique est déjà engagé. La lutte contre l'effet de serre s'impose comme le défi majeur du XXIe siècle que nos sociétés ont à relever dès maintenant, car dans ce domaine, la fatalité n'est pas de mise. Il est encore temps d'éviter le pire sur le front des catastrophes climatiques annoncées à condition d'agir sans délai. L'heure n'est plus au constat mais bien à l'action.".

Les changements climatiques et leurs conséquences doivent être au cœur de la campagne présidentielle : c'est ce que déclarent conjointement Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) et Jean-Yves le Déaut (PS).

Et l'action nécessite de revoir profondément les modes de fonctionnement de nos sociétés : un travail imposant que nous devrions aborder en commun si nous voulons éviter des désastres.

Et quel programme des présidentielles 2007 porte sa priorité sur cette tâche ?

(1)

Avec l'appui d'une équipe qui semble faire feu de tout bois pour maintenir son chef au plus haut des sondages : La firme Sarkozy.
Jusqu'où peut-on manipuler les citoyens ?

mardi 20 juin 2006

2 fois plus d'électricité, 15 fois plus d'emplois que l'EPR

Découvrez l’étude “Un courant alternatif pour le Grand Ouest”.

L’année 2006 est une période importante de choix pour la France en matière de politique énergétique. La construction d'un prototype de réacteur nucléaire "EPR" à Flamanville, en Normandie a été décidée, et devrait débuter en 2007.
La France, avec 58 réacteurs nucléaires en service, est largement suréquipée. Le réacteur de type EPR, qui n’apporte aucune amélioration notable quant au risque d’accident ou à la gestion des déchets nucléaires, est pourtant pressenti pour le remplacement des centrales actuelles dans 1 ou 2 décennies.

Cette décision a été prise par EDF et le gouvernement français sans qu'aucune alternative n'ait jamais été sérieusement envisagée, et les débats publics ont été organisés alors que la décision était déjà prise ! Pourtant, un sondage publié le 25 janvier 2006 par la Commission européenne révèle que, pour répondre à la crise énergétique, seuls 8 % des citoyens français (et 12 % des européens) proposent de développer l'énergie nucléaire.

Avec le projet EPR, dont le coût prévu est de 3 milliards d'euros, le nucléaire continue d'accaparer la quasi totalité des budgets publics de l’énergie, et ce au détriment d’un vrai plan de sobriété énergétique et de développement des énergies renouvelables.


C'est dans ce contexte que le Réseau "Sortir du nucléaire" a chargé le cabinet "Les 7 Vents du Cotentin" de Basse-Normandie (Manche) de réaliser une étude sur le thème : "Avec les 3 milliards d'euros prévus pour le prototype de réacteur nucléaire EPR, que pourrait-on faire dans la région "Grand Ouest" de la France, dans le domaine de la maîtrise de la demande d'énergie et des énergies renouvelable, et pour l'emploi ?"
Cette étude a été rendue publique à l'occasion du grand rassemblement organisé le 25 avril 2006 à Cherbourg, à l’appel de 275 organisations nationales dans 47 pays, qui a réuni près de 30 000 personnes.

Présentation de l'étude
Un état des lieux énergétique des 4 régions concernées (Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse-Normandie) a permis de déterminer les potentiels locaux. Les 3 milliards d'euros étant destinés à la seule production électrique, c'est dans le domaine de l'électricité que les potentiels de production renouvelable et d'économie ont été dégagés.
Plusieurs actions concrètes sont alors proposées, qui se répartissent selon les thèmes suivants :

- La première proposition est de consacrer 10 % du budget à la création et au fonctionnement de 50 Agences locales de l'énergies (ALE) réparties sur le territoire du Grand Ouest, créant plus de 400 emplois. En effet, l'ensemble des propositions implique de sortir du modèle français au profit d'une décentralisation des compétences pour la gestion de l'énergie. Les ALE constituent les acteurs de base indispensables à la mise en œuvre des mesures proposées.

- 33 % du budget sont attribués à des mesures de maîtrise de l'énergie, pour un objectif d'économie de 7 Twh électrique. Des programmes spécifiques sont prévus, visant différents publics :
- des campagnes d'information sur l'éclairage et l'électroménager économe, ainsi que la chasse aux veilles inutiles dans l'habitat et le tertiaire.
- la mise à disposition de crédits à prix bonifié pour encourager l'achat de matériel économe.
- la promotion de l'habitat bioclimatique et la création d'une subvention de 2000 euros par construction bioclimatique, afin de couvrir une partie du surcoût à l'investissement.
- des mesures de conseil et de "prime à la casse" pour le remplacement des moteurs électriques les moins efficaces dans l'industrie
- la généralisation des actions au sein des collectivités locales telles que diagnostic des consommations des bâtiments communaux, régulation du chauffage et de l'éclairage, investissement dans des équipements économes, construction de bâtiments "basse-énergie"…

- 22% du budget sont attribués à des mesures visant à remplacer les usages thermiques de l'électricité par une production de chaleur d'origine renouvelable (bois, solaire). L'objectif est de 4 Twh électriques économisés et 4800 emplois créés. Les moyens :
- Campagne de remplacement du chauffage électrique par des poêles à bois à granulés, appareils modernes qui offrent un grand confort d'utilisation. Un programme d'achat groupé permettrait d'une part le développement de la filière, d'autre part la mise en place d'un système d'abonnement pour fournir à l'utilisateur l'appareil et le combustible, pour un coût inférieur à la facture électrique.
- mise en place d'un crédit à taux zéro pour favoriser l'installation de chauffe-eau solaire, renforcé par des campagnes d'achat groupé permettant d'obtenir une baisse des coûts.

- 25 % du budget sont prévus pour favoriser la production d'électricité, majoritairement renouvelable. L'objectif est de 11 TWh électriques produits et 5500 emplois créés.

Les moyens :

- Promouvoir la production de biogaz (gaz produit à partir de la matière organique). Les ressources du Grand Ouest en biomasse agricole, et notamment en lisiers animaux, sont énormes et actuellement très peu valorisées.
- Utilisation du biogaz comme combustible dans des installations de cogénération, qui permettent de produire à la fois de l'électricité et de la chaleur, avec un très bon rendement. L'étude propose de financer 30 % des investissements pour la mise en place des filières de biogaz et de cogénération.
- Favoriser la micro-cogénération : le remplacement des chaudières "classiques" à gaz (ou même au fiul) chez les particuliers par des "cycles Stirling" permettrait de produire efficacement de l'électricité et de la chaleur en cogénération.

- Financer des études sur le capital éolien. Malgré son fort potentiel, l'éolien se développe peu en France. La réalisation d'études de potentiel sur l'ensemble du territoire concerné permettrait de fixer dans la concertation quels sont les lieux d'implantation acceptables, et de déterminer la faisabilité technique et financière. La mesure proposée est de prendre en charge 80 % du coût des études nécessaires, en partenariat avec le communautés de communes. Ce soutien financier vise à créer une dynamique qui relance la filière éolienne et favorise l'implication des acteurs locaux.

Enfin, 10 % du budget sont consacrés à la recherche et le développement d'autres sources d'énergies prometteuses:
- centrales photovoltaïques de démonstration, encore trop coûteux pour une production à large échelle
- recherche sur les énergies des mers, les piles à combustible, filières prometteuses mais pas encore mûres technologiquement
- éoliens offshore, dont le potentiel est énorme dans la région

Résultat et conclusion
L'étude montre qu'avec la même somme (3 milliards d'euros) :
- on pourrait obtenir une capacité de réponse aux besoins électriques deux fois supérieure à celle de l'EPR, en ajoutant la production d'électricité à celle qui est évitée.
- le nombre d'emplois pérennes dépasserait les 10 000. Le projet EPR quant à lui comptera jusqu'à 2300 personnes en phase de construction. Sur quinze ans, la moyenne cumulée est de 600 emplois créés. L'effectif permanent sera de 250 à 300 emplois.

Ces actions, si elles se concrétisent, engageront le Grand Ouest sur la voie de la productivité énergétique. Plus compétitives, à la pointe de l’innovation, les régions feraient un pas décisif en matière de performances économiques et d’amélioration des conditions sociales et de respect de l’environnement. Véritable tournant en France, amorce vers une politique de décroissance, les évolutions en matière de consommation et de production électriques rendront obsolètes les projets d'EPR et de ligne THT. A la place d’une seule dépense de 3 milliards d’euros - un chantier de quelques années qui ne changera pas la situation énergétique de la France d’un iota (la surcapacité nucléaire sera toujours là) - on pourrait… changer d’avenir.

Cette alternative, par le biais de propositions concrètes, incite chaque personne, chaque collectivité territoriale à devenir un acteur de la politique énergétique, pour le respect des générations futures.

L'étude "un courant alternatif pour le Grand Ouest" est disponible sous 2 formes :
- Document de l'étude complète (114 pages) : 12 euros (port compris)
- Brochure de synthèse grand public (16 pages couleur) : 2,5 euros l'exemplaire, 6 euros les 5, 10 euros les 10 (Port compris).
Commandes auprès du Réseau "Sortir du nucléaire" 9, rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 (chèque à l’ordre de Sortir du nucléaire), ou téléchargement gratuit sur : http://www.sortirdunucleaire.fr

Le Réseau "Sortir du nucléaire" est une fédération de 720 association. Son objectif est d'obtenir l'abandon du nucléaire en France grâce à une autre politique énergétique, en favorisant notamment la maîtrise de l'énergie, et le développement d'autres moyens de production électrique.
Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04. Tel : 04 78 28 29 22. Fax : 04 72 07 70 04. www.sortirdunucleaire.fr

"Les 7 Vents du Cotentin" est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif basée dans la Manche. A la fois bureau d’études et Espace Info Energie, elle exerce son expertise dans les domaines du développement de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables.
Les 7 vents du Cotentin, 3 rue Gambetta, 50 200 COUTANCES. Tel 02 33 19 00 10


Ce texte a été fourni par le réseau "Sortir du nucléaire".
Soyons nombreux à le publier afin qu'il recueille une vaste audience car, contrairement à ce qui se dit souvent face aux craintes de crises énergétiques majeures, le nucléaire n'est pas une nécessité incontournable.

Il nous apprend qu'il existe des solutions meilleures, à coût égal, sur le plan des risques, sur le plan de la disponibilité énergétique et sur le plan social.

jeudi 8 juin 2006

Plans anti-cancer : le tabac en rideau de fumée...

"On estime à une centaine de cas par an le nombre de cancers du poumon dus au tabagisme passif"

A lire sur le site de "La ligue contre le cancer".

"En 2000, on estimait le nombre de cas incidents à un peu moins de 280000, dont 58% survenaient chez les hommes, la même on comptait 150000 décès, dont 62% chez les hommes...".

A lire sur le document "Tous cancers" de l'INVS venant de "Evolution de l’incidence et de la mortalité par cancer en France de 1978 à 2000".

Il apparaît donc que le risque imputable au tabagisme passif est de 1/(280000/100), autrement dit 0,00035% des cancers sont imputables au tabagisme passif.

Nous avons 2800 fois plus de risques d'être atteint d'un cancer pour une cause indépendante de tout tabac.

Nous savons que nous sommes très largement imprégnés d'une très vaste gamme de produits de toutes sortes, produits que l'on dit "chimiques", dont un très grand nombre sont des cancérigènes avérés même à très faibles doses, ce qui a été en général prouvé par des études effectuées produit par produit.

Ces études ne peuvent donc pas montrer les interactions que pourraient avoir différents produits présents dans un même organisme, produits qui agiraient dans une synergie conduisant à augmenter le risque d'apparition d'un cancer, et il semble qu'un grand nombre de spécialistes s'accordent à reconnaître que ces synergies existent avec une très forte probabilité.

Or nous sommes fortement imprégnés...

"Personne n’est épargné. Le WWF a fait l’expérience l’an dernier en prélevant au Parlement européen le sang de 47 volontaires venus de dix-sept pays d’Europe. On y a retrouvé la trace de 76 substances toxiques différentes! Des phtalates surtout, des dérégulateurs endocriniens qui perturbent la reproduction. Mais aussi, dans 100% des échantillons, du DDT, interdit en France depuis 1971, des pesticides, des polybromés retardateurs de flammes, etc...", à lire sur le site du WWF.

L'analyse des échantillons sanguins a porté sur le dépistage de 103 produits : le CDC américain recherchant 148 substances en a trouvé 116 dans le sang de plusieurs milliers de personnes testées... .

Une étude plus complète que celle du WWF, et portant sur une population beaucoup plus vaste, au moins quelques milliers de personnes formant un "échantillon représentatif" de la population française serait donc indispensable pour que nous sachions "à quelle sauce" nous sommes imbibés.

Une sauce qui ne semble pas s'améliorer du côté des aliments végétaux : "Un représentant de la Commission Européenne a présenté les chiffres des analyses des échantillons prélevés en 2004 en avant première lors d’une réunion de du Groupe de Travail sur les Résidus de Pesticides qui s’est tenue à Corfou en Grèce du 21 au 25 mai 2006.

Il a également précisé que les échantillons présentant plusieurs résidus différents représentaient 23,4 % du total, chiffre en augmentation de 2% par rapport à l’année précédente ! Les laboratoires ont trouvés 197 pesticides différents dans les échantillons analysés, contre 185 l’année précédente.
Les chiffres spécifiques à la France, d’habitude largement au-dessus de la moyenne des contaminations européennes, ne sont pas encore connus à cette heure." A lire sur Pesticides non merci.

Et n'évoquons même pas le très haut niveau de pollution des eaux en France...

Retirons des 279900 nouveaux cancers annuels ceux qui sont dus au tabagisme actif, 30000 : restent 249900 cancers imputables à d'autres causes, un nombre qui ne cesse de croître depuis des années et dont la courbe de croissance semble suivre d'assez près la courbe de l'intensité de diverses pollutions dont certaines, massives, sont d'origine agricole.

Pour 100 cas par an, que certes il ne faut pas négliger, nous sommes largement abreuvés (que dis-je : submergés !) de discours anti-tabac tandis que règne un silence assez pesant sur un très grand nombre d'autres causes directement imputables à notre mode de vie, notre industrie (notamment agro-alimentaire), notre agriculture, notre alimentation...

Pour autant que je m'en souvienne un certain Jacques Chirac a donné une impulsion forte à un plan anti-cancer très vigoureusement focalisé sur le tabac.

On se demande alors si personne n'a osé informer un peu mieux ce président de la réalité du cancer et de ses causes (ce qui aurait permis de donner à ce plan une orientation plus large) ou bien si cette focalisation a été décidée en toute conscience afin de montrer que le gouvernement agissait avec force, mais sur un point somme toute marginal afin de laisser toute tranquillité à un certain nombre de secteurs très polluants de l'économie...

Assurément il serait souhaitable que le président que nous élirons en 2007 redresse la barre.

Présidentiables, quel est votre programme dans ce domaine ?

mercredi 7 juin 2006

Procès biocarburants : ineptie thermodynamique et sociale, et agricul-tueurs

La décision de la ville de Villeneuve sur Lot de faire rouler ses véhicules diesel avec des biocarburants propres sera-t-elle invalidée par le tribunal (voir (L'huile végétale fait tache dans les bennes à ordure) ?

Une directive européenne (Directive Européenne 2003/30/CE, article 2, paragraphe j, page 3) impose aux états membres que les huiles végétales soient autorisées comme carburants automobiles mais la France ne l'a pas mise en application et s'arc-boute sur l'article article 265 ter du code des douanes qui les interdit hors agriculture.

Du point de vue de leur mise en oeuvre il existe deux sortes de biocarburants : les biocarburants propres et les biocarburants sales.

Les biocarburants propres sont ceux dont la production ne sera pas source de dommages environnementaux, sous forme de pollutions diverses.

Ce sont les biocarburants les plus faciles à produire à tous points de vue, et qui sont de l'huile de tournesol pressée à froid et filtrée.

Le Tournesol est une plante très peu exigeante aux rendements très satisfaisants : il nécessite extrêmement peu (ou aucun selon les cas) de produits phytosanitaires et se transforme localement en huile en nécessitant une dépense énergétique très faible.

Les biocarburants sales sont issus du blé (15 à 25 traitements annuels) de la betterave (20 à 30 traitements annuels) et autres plantes gourmandes en phytosanitaires et engrais de synthèse que l'on retrouve dans les nappes phréatiques et sont à l'origine de plus ou moins 100 000 cancers par an en France, dont on sait le niveau très élevé de pollution des eaux souterraines et de surface.

Il se trouve aussi que ces biocarburants sales ne peuvent être produits qu'à grand renfort d'énergie dans des unités de production en tous points comparables à des raffineries.

Il se trouve également que le rendement "du champ à la roue" de ces biocarburants sales est très inférieur à celui des huiles végétales pures.

Promouvoir ces biocarburants sales comme le fait le gouvernement français est donc une pure ineptie du point de vue de la thermodynamique.

Cela revient à enfoncer un clou avec le manche d'un tournevis en négligeant le marteau à portée de la main...

Nos gouvernants sont de fieffés bricoleurs mais ce n'est pas tout... !

Les biocarburants sales ne sont aujourd'hui pas rentables et ne pourront le devenir que si le prix du baril de pétrole atteint un certain seuil, tandis que les huiles végétales pures (HVP) sont aujourd'hui rentables : il s'en produit et il s'en vend, à moins cher que le litre de gazole tout en procurant aux fabricants un revenu correct (Valenergol).

Mais toute la question n'est-elle pas là : vers qui orienter les revenus des biocarburants ?

Prioritairement vers les agriculteurs, et TOUS les agriculteurs qui voudraient produire des HVP, ou seulement vers quelques grosses exploitation très polluantes ET les industriels du pétrole, car ce seront eux qui mettront en oeuvre les raffineries à biocarburants, eux qui capteront 70% du bénéfice de cette production.

Il est net que la production des HVP si elle se généralisait procurerait à un plus grand nombre d'agriculteurs un supplément de revenu, et permettrait la création d'entreprises locales de traitement/distribution du tournesol et de l'huile obtenue, donc un assez grand nombre d'emplois pourraient se créer : une bonne solution pour lutter contre le chômage et pour améliorer les revenus d'un grand nombre de ménages à moindre coût.

Les biocarburants sales ne créeront assurément pas autant d'emplois et participeront à accroître l'insécurité sanitaire, par les surcroîts de pollution engendrés : le pollué payeur qu'est aujourd'hui chaque citoyen sera encore plus pollué, et encore plus payeur.

Et payeur non seulement au travers de sa facture d'eau, dont on sait qu'elle ne tend pas à diminuer, mais aussi payeur au travers de subventions à l'agriculture et à l'industrie car il n'y a pas de mystère : si les biocarburants sales ne sont aujourd'hui pas rentables et qu'il s'en produit ne supposons pas que c'est à perte, dans un élan de générosité de la part des agriculteurs et des pétroliers.

Coût pour l'état en 2005 : 200 millions d'euros au travers d'une défiscalisation.

Voir à ce sujet Biocarburants : une fausse-bonne idée ?

Nous subventionnons cette production, tandis que les producteurs d'HVP ne reçoivent aucune aide spécifique pour leur travail.

Le gouvernement favorise donc très nettement l'industrie pétrolière et une agriculture et très polluante, une agriculture d'agricul-tueurs à petit feu...

Voir aussi une saga sur les biocarburants : Biocarburants, le mauvais choix de la France
Le blug de l'encéphalugomme molle n'est pas un blog vitaminé : ce n'est qu'un blug, un blog des bugs, des bugs de l'intelligence. Vous savez cette merveilleuse chose indéfinissable qui a permis à l'homme de devenir le maître incontesté de la nature... Ici vous trouverez peut-être de gentilles horreurs et des raisonnements tordus : prudence...
Il est encore temps de fuir !
? i n t e l l i b l u g
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