samedi 23 septembre 2006
Riz OGM : mangerons-nous du mercure, du cadmium, de l'arsenic ?
Par jcm, samedi 23 septembre 2006 à 14:27 :: OGM
Il y a peu des traces de riz modifié génétiquement ont été découvertes dans des lots de riz destinés à l'alimentation humaine et ces lots ont été retirés de la vente en Europe.
A ma connaissance aucun riz OGM n'est autorisé de par le monde pour la consommation humaine et les traces retrouvées étaient celles d'un riz "expérimental" : comment s'est-il retrouvé dans des lots destinés à la consommation humaine ?
L'Europe enquête sur le riz aux OGM venu des Etats-Unis
CHINE - Du riz transgénique illégal
Quel type de rigueur est appliquée au traitement des semences, des récoltes et des stocks de par le monde pour que des produits dont les destinations sont fondamentalement différentes (expérimentation d'un côté, alimentation humaine de l'autre) puissent se mélanger ?
Du côté des semenciers aucun seuil de contamination n'a été fixé.
Grégoire Berthe, directeur des relations institutionnelles de la coopérative française Limagrain, nous informe via Le Monde "Moins de 0,5 %, dit-il, serait trop coûteux, notre activité ne serait plus rentable." .
Il faut en conséquence que nous nous attendions à ce que les semences de toutes espèces puissent contenir un taux tout à fait indéterminé, à l'heure actuelle, de graines de n'importe quelle variété OGM d'une plante, tant qu'un seuil n'aura pas été déterminé, et il faut aussi prévoir qu'avec la détermination de ce seuil (1%, 0,7% ?) de toutes façons notre alimentation contiendra des OGM, qui pourront être représentés par diverses variétés.
Un quart des semences de maïs contaminées par des OGM
Comme nous l'avons vu ces variétés pourront être "expérimentales" et dans ce domaine de nombreuses expériences sont en cours depuis quelques années déjà .
Il y a eu cette expérience sur les petits pois, qui a donné une variété toxique : OGM, science et "cash-science".
Heureusement l'expérience a été conduite par un universitaire, les résultats en ont été publiés et l'expérimentation n'a donné lieu à aucune dissémination connue.
Mais je m'attarderai plus spécialement sur un autre type d'expérience, qui vise à conférer aux plantes la faculté d'accumuler des métaux lourds en vue de la phytoremédiation des sols.
Ainsi peupliers, riz, colza, arabidopsis... ont été modifiés pour se développer sur des sols pollués.
Richard Meagher, de l'université de Georgie (USA), est l'un des apôtres de cette voie : Cultivez de l'Arsenic !.
Vous trouverez sur le Net de nombreux articles à ce sujet, comme : Toward detoxifying mercury-polluted aquatic sediments with rice genetically engineered for mercury resistance.
Autrement dit : "Vers la détoxification des sédiments aquatiques pollués par le mercure par du riz manipulé génétiquement pour sa résistance au mercure".
Il ne manquerait plus que cette manipulation confère également à ce riz la propriété de s'accommoder de terres à forte salinité pour que, peut-être un jour, nous le retrouvions au bord de nos plages...
Vous pourrez aussi lire des articles qui remettent en cause cette forme de phytoremédiation dans la mesure où elle se résume en fait à un tranfert du mercure du sol vers l'atmosphère, transfert qu'il sera très difficile voire impossible de contrôler selon les espèces choisies : Transgenic Trees Spread Mercury Poisoning (les arbres transgéniques diffusent l'empoisonnement par le mercure).
Revenons donc à nos chers aliments : que n'importe quel riz expérimental puisse se retrouver mélangé à un riz destiné à l'alimentation humaine signifie que n'importe quel lot d'OGM, semence ou aliment, pourra être contaminé par un OGM destiné à la décontamination des sols.
Mais soyons clair : cela ne signifie pas que nous dégusterons des métaux lourds, puisque les graines (semences) des OGM destinés à la phytoremédiation ne contiennent pas ces métaux, qui s'accumuleront dans les organes de la plante au cours de la croissance.
Où donc est le danger, demanderez-vous ?
Il réside dans le fait que nous ne saurons rien de la toxicité de ces graines car elles auront été développées à des fins non alimentaires.
Elles n'auront donc pas subi les coûteux tests sur leurs effets dans l'alimentation, que ce soit pour le bétail ou pour l'homme.
Nous sommes donc confrontés au danger de pouvoir consommer, à des taux certes probablement faibles, des produits dont la nature sera totalement inconnue pour ce qui est de l'alimentation, et qui pourront aussi bien être parfaitement inoffensifs que fortement toxiques.
A ma connaissance aucun riz OGM n'est autorisé de par le monde pour la consommation humaine et les traces retrouvées étaient celles d'un riz "expérimental" : comment s'est-il retrouvé dans des lots destinés à la consommation humaine ?
L'Europe enquête sur le riz aux OGM venu des Etats-Unis
CHINE - Du riz transgénique illégal
Quel type de rigueur est appliquée au traitement des semences, des récoltes et des stocks de par le monde pour que des produits dont les destinations sont fondamentalement différentes (expérimentation d'un côté, alimentation humaine de l'autre) puissent se mélanger ?
Du côté des semenciers aucun seuil de contamination n'a été fixé.
Grégoire Berthe, directeur des relations institutionnelles de la coopérative française Limagrain, nous informe via Le Monde "Moins de 0,5 %, dit-il, serait trop coûteux, notre activité ne serait plus rentable." .
Il faut en conséquence que nous nous attendions à ce que les semences de toutes espèces puissent contenir un taux tout à fait indéterminé, à l'heure actuelle, de graines de n'importe quelle variété OGM d'une plante, tant qu'un seuil n'aura pas été déterminé, et il faut aussi prévoir qu'avec la détermination de ce seuil (1%, 0,7% ?) de toutes façons notre alimentation contiendra des OGM, qui pourront être représentés par diverses variétés.
Un quart des semences de maïs contaminées par des OGM
Comme nous l'avons vu ces variétés pourront être "expérimentales" et dans ce domaine de nombreuses expériences sont en cours depuis quelques années déjà .
Il y a eu cette expérience sur les petits pois, qui a donné une variété toxique : OGM, science et "cash-science".
Heureusement l'expérience a été conduite par un universitaire, les résultats en ont été publiés et l'expérimentation n'a donné lieu à aucune dissémination connue.
Mais je m'attarderai plus spécialement sur un autre type d'expérience, qui vise à conférer aux plantes la faculté d'accumuler des métaux lourds en vue de la phytoremédiation des sols.
Ainsi peupliers, riz, colza, arabidopsis... ont été modifiés pour se développer sur des sols pollués.
Richard Meagher, de l'université de Georgie (USA), est l'un des apôtres de cette voie : Cultivez de l'Arsenic !.
Vous trouverez sur le Net de nombreux articles à ce sujet, comme : Toward detoxifying mercury-polluted aquatic sediments with rice genetically engineered for mercury resistance.
Autrement dit : "Vers la détoxification des sédiments aquatiques pollués par le mercure par du riz manipulé génétiquement pour sa résistance au mercure".
Il ne manquerait plus que cette manipulation confère également à ce riz la propriété de s'accommoder de terres à forte salinité pour que, peut-être un jour, nous le retrouvions au bord de nos plages...
Vous pourrez aussi lire des articles qui remettent en cause cette forme de phytoremédiation dans la mesure où elle se résume en fait à un tranfert du mercure du sol vers l'atmosphère, transfert qu'il sera très difficile voire impossible de contrôler selon les espèces choisies : Transgenic Trees Spread Mercury Poisoning (les arbres transgéniques diffusent l'empoisonnement par le mercure).
Revenons donc à nos chers aliments : que n'importe quel riz expérimental puisse se retrouver mélangé à un riz destiné à l'alimentation humaine signifie que n'importe quel lot d'OGM, semence ou aliment, pourra être contaminé par un OGM destiné à la décontamination des sols.
Mais soyons clair : cela ne signifie pas que nous dégusterons des métaux lourds, puisque les graines (semences) des OGM destinés à la phytoremédiation ne contiennent pas ces métaux, qui s'accumuleront dans les organes de la plante au cours de la croissance.
Où donc est le danger, demanderez-vous ?
Il réside dans le fait que nous ne saurons rien de la toxicité de ces graines car elles auront été développées à des fins non alimentaires.
Elles n'auront donc pas subi les coûteux tests sur leurs effets dans l'alimentation, que ce soit pour le bétail ou pour l'homme.
Nous sommes donc confrontés au danger de pouvoir consommer, à des taux certes probablement faibles, des produits dont la nature sera totalement inconnue pour ce qui est de l'alimentation, et qui pourront aussi bien être parfaitement inoffensifs que fortement toxiques.








