Ceci se passe en 2006 dans un village du Marais Poitevin.
Une mère de famille travaillait et s'est trouvée atteinte d'un
syndrome du canal carpien : arrêt de travail, puis opération et convalescence.
Mais le mal a évolué en
algodystrophie.
Une maladie qui ne se résout pas en quelques jours et fait souffrir.
Cette personne ne manque pas de courage, son souhait a toujours été de reprendre un emploi, ce qui lui est impossible dans l'état actuel de sa main.
Douleurs permanentes, qui peuvent réveiller plusieurs fois par nuit et empoisonne les jours, doigts qui peuvent gonfler, jusqu'au poignet, jusqu'à l'épaule...
Des gonflements qui génèrent des douleurs supplémentaires, névralgies, douleurs dans les vertèbres cervicales...
Le médecin traitant lui a conseillé de
consulter le centre anti-douleurs : cette mère de famille a donc tenté d'obtenir une consultation.
Il ne lui a été donné aucun rendez-vous car le planning serait complet pour plus d'un an !!!Nous avons donc des centre anti-douleurs, pour traiter des douleurs que l'on ne peut suspendre pour cause de surcharge dans les services.
Sur quels critères sont-ils mis en oeuvre, y-a-t-il suffisamment de personnel, de locaux, de spécialistes, de crédits pour une prise en charge correcte des patients ?
Cela ne semble pas vraiment...
Y-a-t-il donc sélection des patients, et selon quels critères ?
De guerre lasse cette mère de famille qui se retrouve au RMI et ne roule vraiment pas sur l'or s'est laissée convaincre de
déposer une demande de reconnaissance d'invalidité : un dossier à remplir.
Une question : "quel est votre projet de vie ?"
Et cette personne me demande : "Quel projet puis-je faire ? Je suis la plupart du temps incapable de me servir de cette main, je souffre en permanence, quand je peux utiliser cette main il faut que je la ménage pour ne pas trop souffrir ensuite, c'est à dire m'en servir peu de temps sans faire d'efforts... quel projet voulez-vous que je fasse dans ces conditions ?".
Une fois cette question résolue d'une façon susceptible de convenir au service concerné (mais quels sont ses critères ?)
il faudra attendre 8 mois (au moins) pour connaître la décision et, peut-être, percevoir une pension d'invalidité.
Ainsi va la vie ?
Cela n'est pas acceptable : souffrir en permanence jusqu'à ce qu'une consultation du centre soit possible un jour peut-être mais quand... ?
Téléphoner tous les jours pour obtenir cette consultation ?
Quelle est la solution ?
Et combien de mois de RMI, pour un "contrat d'insertion" qui ne peut a priori déboucher sur aucune insertion étant donnée l'incapacité de travail... ?
Je serais ravi d'apprendre qu'il existe quelques solutions pour que cette personne soit tirée d'affaire de façon véritablement beaucoup plus rapide.Et que toutes les personnes du Poitou Charentes se trouvant dans une situation comparable puissent bénéficier des mêmes solutions, car le cas de cette personne n'est probablement pas unique.
Madame Royal, Présidente de la Région Poitou Charentes, la balle est probablement dans votre camp, pour le présent au moins ne serait-ce que pour faire remonter au niveau du gouvernement cet écho de votre région (au cas où les cartes ne seraient pas dans vos mains), pour l'avenir peut-être.
Comment cela se passe-t-il dans d'autres régions de France ?