Tout d'abord n'oubliez pas d'inspecter de près ce qui se produira du côté du marché de l'énergie, et de l'électricité en particulier : La dérégulation fait exploser les prix de l'électricité

Ouverture du marché de l'électricité : une fausse concurrence ?

Marché de l'énergie : Le pire est à craindre

Après la surprise que nous réservera peut-être l'élection présidentielle (nous verrons pourquoi ce sera de toutes façons une mauvaise surprise, à moins que... ?) viendra donc celle de nouveaux tarifs dont on imagine mal qu'ils baisseront.

Nous devrons donc adresser à nos élus un double remerciement, pour avoir fait en sorte d'augmenter les difficultés de chacun au nom de la "libre concurrence" sans avoir fait le nécessaire, et même l'indispensable, pour que notre société devienne durablement plus vivable.

Car un groupe de personnes qu'il sera difficile de qualifier d'ignorantes ou d'obtuses nous dit ceci :
Nous pensons que si rien n'est fait au cours des 10 prochaines années les éco-systèmes seront en cessation de paiement, pour reprendre un vocabulaire qui semble être le seul compris et utilisé.
L'économisme ambiant porte une vision purement financière sur nos activités. Il n'offre qu'une vision pessimiste en gérant la planète comme si elle était en liquidation. En outre, cette vision est fausse puisqu'elle repose sur la croyance en une croissance infinie dans un monde fini. Cette vision comptable de la réalité n'intègre à aucun moment une dimension sociale ou environnementale dans ses choix dont notre santé et notre avenir dépendent pourtant.


Ces personnes sont :

  • Ingénieur en Génie des systèmes industriels en études environnementales . Membre de la Société Internationale d'Ecologie Industrielle
  • Ingénieur de l'école de Géologie de Nancy. Président du Club ADEME international, du Plan export des éco-entreprises et du Comité de liaison des opérateurs privés à France coopération internationale (Ministère des Affaires étrangères). Membre du Comité de l'Exportation (Ministère du Commerce extérieur) et de la Mission d'étude des outils économiques du développement durable (MINEFI-MEDD)
  • Responsable des questions environnementales au sein d'une grande banque française. Ingénieur agronome. En charge des questions d'économie agricole pendant 10 ans dans des organisations professionnelles et pour l'administration
  • Juriste, doctorant en droit de l'environnement, thèsard sur l'articulation
    entre le droit de l'environnement et les droits fondamentaux
  • Directeur associé d'un cabinet conseil en éco-activités et éco-filières, Diplômé de l’UCSD. Expérience dans la viticulture et l'aquaculture
  • Consultant en Habitat Écologique et Santé de l'Habitat
  • Ingénieur en Agriculture de l'ISAB, diplômé MsC en science des systèmes de la terre et mastère spécialisé en Ingénierie et Gestion de l'Environnement
  • Diplômé de l'École Centrale de Paris et de l'Institut des Actuaires de France. Ancien Auditeur du Collège des Hautes Études de l'Environnement et du Développement Durable. Formateur à l’École Centrale de Paris et à HEC
  • Juriste (Paris I) spécialisée en droit de la
    santé. DEA Éthique et santé publique, diplôme en health risk management. Membre du comité de pilotage de la gestion des risques hospitaliers – Île de France. Membre de la conférence nationale de santé publique.
  • Journaliste scientifique. Diplômée en physique atomique. Spécialiste de la recherche dans le champ de l'information, et de la protection de l'homme et de l'environnement
  • Responsable développement durable d'une mutuelle d’assurances. Ingénieur. Manager et opérationnel dans des sociétés du secteur des télécommunications puis auditeur au sein d'une agence de
    notation extra financière.
  • Diplomé DESS Banques et Finances, MBA. Plus de 19 ans d'expérience sur les marchés financiers. Gestionnaire
    de fonds...
  • Expert sur la question du climat et de son traitement par le système de marché de permis d'émission. Diplômé de l'IEP de Lyon, de Paris I en Mastère Economie de l'environnement et membre de la European Society for Environmental History. Spécialiste de l'histoire du Club de Rome
  • Directrice associée d'un cabinet de conseil en éco-activités et éco-filières. Elue locale. Sociologie et IAE, spécialiste du management et de la structuration des nouvelles éco-filières


Ce petit inventaire peut nous permettre de penser que ces personnes valent bien l'équipe de campagne de n'importe quel candidat, et que les considérations qu'elles pourraient nous livrer pourrait avoir beaucoup plus de consistance que ces discours "de campagne" dont on nous abreuvera pendant des mois encore.

Des discours "de campagne" d'où, pourtant, la dimension sociale et la dimension environnementale ne sont pas absentes, c'est ce que l'on aura noté avec par exemple l'irruption de Nicolas Hulot sur la scène politique, ou la très saine agitation créée par "Les enfants de Don Quichotte" autour de la question des SDF.

Mais il n'a jamais suffi d'inscrire quelque principe dans une constitution, ou quelques mesures dans les tables de la loi, pour qu'une question soit embrassée dans sa totalité, dans toute son ampleur, résolue à tous points de vue et tout dépendra à la fois de l'angle de vision avec lequel on observera la scène, de la profondeur de l'analyse que l'on effectuera, de la quantité de paramètres que l'on jugera décisifs pour effectuer cette analyse.

Verticale contre transversale

On peut systématiquement adresser un reproche aux discours "de campagne", mais aussi à bien des "programmes de gouvernement" (dont certains ne nous ont d'ailleurs pas encore été présentés : comment alors se prononcer sur une candidature ? répondre à un sondage ? sur la coupe d'un costume et la physionomie d'un candidat ?), ce reproche est d'aborder de façon "verticale" chaque problème de société.

Une "verticalité" qui consiste à traiter du problème de l'habitat pour les sans abris de façon autonome, sans considérer simultanément l'ensemble des difficultés auxquelles cette population se trouve confrontée et qui devraient pourtant trouver des solutions dans le même temps sous peine que l'accession à un habitat correct soit un échec si d'autres difficultés peuvent la remettre en jeu, sans considérer le coût de ces habitats pour la société et les nouveaux habitants du point de vue des loyers, de la consommation énergétique (et de la facture liée), de la possibilité d'un emploi ou de la proximité de l'emploi pour ce qui concerne les "travailleurs pauvres" habitants de la rue...

De fil en aiguille, partant de la question des SDF, on arrive vite aux problèmes d'emploi, de "mixité sociale" et d'urbanisme, autant qu'à bien d'autres questions liées pour aboutir en définitive à un ensemble de problèmes qui ne sont autres que toutes ces questions qui se posent aujourd'hui à nos sociétés.

Et cela va de la raréfaction de ressources fossiles à la question des échelles de rémunérations et du rapport des différentes allocations aux rémunérations, aux questions de croissance et de "durabilité" de notre développement, ce qui nous conduit à ce problème de réchauffement climatique, de nos sources d'énergie et de leur équilibre à court, moyen et long terme...

Discours "de campagne" et "programmes de gouvernement" privilégient généralement une dangereuse verticalité des analyses, pour lesquelles les questions sont envisagées comme des monolithes qui seraient indépendants les uns des autres, sans interactions des uns aux autres.

L'approche transversale est la plus riche, mais aussi la seule qui soit réellement logique

Traiter séparément les questions d'emploi et d'environnement (pour ne prendre que ce secteur) consiste à considérer implicitement qu'il n'existe aucun rapport de l'une à l'autre, et il serait facile de démontrer que ces deux questions sont pourtant indissociablement liées : il y a donc une faille logique à vouloir modifier la législation sur l'emploi sans tenir compte du travail que nous avons à réaliser dans le domaine de l'environnement, un travail qui pourrait changer profondément le panorama de l'emploi et de son marché.

L'approche "verticale" est une façon d'organiser le gâchis, d'effectuer un travail qui aura une faible efficacité alors qu'il serait largement plus profitable d'organiser des synergies positives entre différents domaines.

Encore faut-il que la "pensée politique" de telle ou telle personne, ou de tel ou tel parti, soit capable d'englober plus d'une préoccupation à la fois, ce qui semble rare...

C'est pourtant possible, les personnes cités ci-dessus nous le démontrent dans un ouvrage intitulé Ecoresp, ces personnes forment le "think tank" de Corinne Lepage, elle-même candidate à l'élection présidentielle 2007.

Certes cet ouvrage ne ressemble en rien à ce que nous lisons habituellement dans un "programme" pour les présidentielles : il ne contient aucune promesse, vous n'y trouverez donc pas de ces petits joyaux habituels qui n'engagent que ceux qui voudraient y accorder crédit et ne signifient définitivement rien !

Combien de milliards que nous n'avons pas nous coûteraient les "promesses" et "engagements" de M. Sarkozy si tout ce fatras devait réellement être mis en oeuvre ?

Relevez le défi !

Cherchez dans Ecoresp la moindre trace de démagogie : voilà un premier défi que je vous engage à relever !

Jouez ce jeu : vous le lirez donc et alors vous comprendrez ce que pourrait être une véritable politique pour aujourd'hui et pour demain.

Vous partagerez ensuite ma déception, mais aussi ma rage face à ce que nous servent nos "politiques" et les médias en guise de "programmes" !

Parce-que cette lecture attentive vous permettra de constater que de nombreux progrès sont possibles, que des réalisations tout à fait intéressantes de par le monde pourraient nous inspirer (l'ouvrage en donne de nombreux exemples), que personne ne serait lésé en adoptant des mesures, des comportements, des dynamiques susceptibles d'orienter notre société dans une voie plus "durable", plus salutaire pour tous.

Vous comprendrez que nous pourrions lancer le pays dans une dynamique fortement créatrice d'emplois et de richesses, que nous pourrions vivre dans un environnement plus sain et mettre facilement fin à ce que certains appellent "le déclin français".

Vous comprendriez que ces possibilités sont entre vos mains, ces mains d'électeurs qui placeront un bulletin dans l'urne.

Un bulletin qui décidera de notre avenir commun.

Un avenir qui sera de toutes façons chaud : chaud du réchauffement du climat, chaud du dynamisme que nous pourrions retrouver, ou cuisant de la déception d'avoir choisi un(e) candidat(e) plus capable de promettre que d'affronter les nécessités du moment avec assez de clairvoyance.

Réagir, créer, résister

En 2004, à l'occasion du 60e anniversaire de la publication du programme du Conseil national de la Résistance, une douzaine de grandes figures de la Résistance, de toutes obédiences, du gaullisme au communisme, ont lancé cet appel. En dépit de la notoriété et de l'autorité morale des signataires, il n'a pas été repris par les médias dominants.
Sa lecture, à la lumière des événements actuels en France, prend tout son sens.


Créer, c'est résister. Résister, c'est créer...

Je place volontiers ce texte en parallèle avec la démarche de Corinne Lepage car il me semble trouver de part et d'autre à la fois une volonté farouche de résister à certaines de nos habitudes néfastes et une volonté de créer afin qu'il y ait plus de justice, de paix et de démocratie.

Et si l'on a discuté de la conduite à tenir pour ce qui concerne l'obtention par M. Le Pen des 500 signatures indispensables à la candidature aux présidentielles on DOIT se poser la même question pour ce qui est de la candidature de Corinne Lepage.



Si vous connaissez des maires ou des conseillers généraux et régionaux qui seraient disposés à parrainer Corine Lepage, merci de le lui signaler : Cap 21, car le "service minimum" de la démocratie voudrait que cette candidate puisse recueillir ces 500 signatures.

Faites bouger les médias

Vous tous qui disposez d'une voix, d'un blog, d'un téléphone... faites bouger les médias !

Même si vous êtes "irrémédiablement" ancré dans un parti ou un autre sans la moindre intention de voter pour cette candidate, peut-être votre haute idée de la démocratie vous mènera-t-elle à considérer, comme je le fais, que cette candidate mérite d'avoir cette parole que les médias ne lui donnent pas, et ces signatures.

Faites-le donc savoir !

Meilleurs voeux 2007

Je ne crois pas que ce soit réellement possible, trop d'ombres s'accumulent, mais, espérant contre vents et marées, je vous souhaite une excellente année 2007.

Elle aura les couleurs dont nous la peindrons...