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jeudi 22 février 2007

Voter utile : cette "utilité" peut-elle exister ?

Mais quel est donc ce "vote utile" dont il est si souvent question ?

Imagine-t-on de "voter inutile" ?

Alors, peut-être, inutile de voter ?

Voter pour désigner la personne ou le programme que l'on souhaite défendre est faire entendre sa voix sur une attitude, un certain positionnement, une forme générale (dont j'espère qu'elle ne se limite pas à la qualité du costume) si le vote s'établit en faveur de la personne, ou un "modèle de société" si l'on vote sur le programme.

Si l'on pense que "l'utilité" du vote ne peut exister qu'en fonction d'une probabilité très forte que la personne parvienne à la magistrature deux cas de figure se présentent.

Le premier sera que cette personne présente ce que l'on considère comme "le meilleur", un meilleur que l'on tient à soutenir et qui a d'excellentes chances de recueillir un maximum de suffrages.

La question du "vote utile" ne se pose pas : "mon" candidat est le meilleur et sera probablement élu avec le meilleur programme, celui que je souhaite voir appliqué.

Le second suppose que "mon" candidat nous fait d'excellentes propositions mais a peu de chances (ou aucune) d'être élu : puis-je en conclure que je dois choisir un autre candidat disposant d'un programme moins satisfaisant mais qui recueillera plus de suffrages, ou est supposé en recueillir plus ?

A ce point il y a un pari, que l'on établira le plus généralement sur la base de sondages qui sont supposés nous indiquer les candidats "les mieux placés" dans la compétition mais que l'on a vus être pris en défaut de façon parfois assez cinglante.

Ce pronostic d'une grande incertitude minimise d'emblée la validité de notre choix : elle est même potentiellement nulle !

Si les sondages nous donnent en tête 2 candidats séparés par un faible écart, il n'est pas impossible qu'un troisième se substitue à l'un de ces deux là sans que nous sachions lequel ni qui le remplacera, nous l'avons déjà vu, et notre "vote utile" peut avoir porté sur le candidat éliminé de la course, avec une utilité finalement nulle.

Et rien ne permet de le prévoir, autrement dit de chiffrer la probabilité que cela se produise.

La probabilité que "l'utilité" du "vote utile" soit réelle est donc totalement indéterminée : dans ce cas le "vote utile" n'existe pas, ne peut pas exister !

Si l'on choisit au nom de "l'utilité" un candidat qui n'a pas notre préférence première c'est par définition qu'il présente moins de points positifs que celui que l'on serait tenté de promouvoir.

On pratiquera donc un repli par rapport à ses préférences, à ses souhaits, à ses espérances qui, il ne faut pas l'oublier, ne doivent pas être considérées comme anodines : c'est de la vie de notre société, de ses équilibres ou déséquilibres qu'il s'agit ici, c'est pour améliorer le fonctionnement de notre société que nous allons voter.

Ce repli sera donc une concession consentie dans le cadre d'une incertitude forte, on pourra estimer que cette concession sera bénigne si le candidat pour lequel on opte au nom de "l'utilité" propose un programme très proche de celui de notre candidat préféré : le dommage ne sera alors pas très grand, il existera pourtant.

Mais plus les programmes entre le candidat préféré et le candidat de repli seront différents plus le dommage provoqué par ce choix risquera d'être grave : le modèle de société du candidat de repli ne nous conviendra peut-être que très moyennement ou en fin de compte pas du tout.

Moyennement ou pas du tout cela signifie que, si notre candidat de repli est élu, soit un grand nombre de ses électeurs seront d'accord avec son modèle, soit de nombreux électeurs auront choisi ce candidat comme solution de repli, en considérant son modèle comme de piètre qualité.

Un modèle qui sera appliqué sur un quiproquo gravissime : tout le monde aura lieu de penser que l'élection aura permis de déterminer quel était le modèle de société le plus largement souhaité et approuvé.

Ce modèle sera mis en oeuvre avec assez peu de chance qu'il puisse être balayé bientôt, si l'on tient compte de l'assez grande inertie des institutions et de la périodicité du vote, à 5 ans pour une présidentielle.

En souhaitant "voter utile" un certain nombre d'électeurs auront donc abdiqué sur une probabilité impossible à chiffrer, sur un pari très incertain et n'auront en fin de compte pas transmis le message que le vote eût dû porter : nous sommes telle proportion de la société à vouloir CE modèle et non un autre.

Si ce comportement se répète à l'échéance suivante le modèle que certains souhaitent et qui est porté par un candidat minoritaire n'a aucune chance d'être appliqué un jour car au nom de "l'utilité" on ne lui accordera jamais sa voix, le message ne sera jamais transmis et le modèle souhaité ne sera jamais pris sérieusement en considération !

Tenons compte maintenant de la différence entre les différentes propositions, les différents modèles soumis au vote : plus la différence entre le modèle préféré de chacun et celui du candidat de repli sera grande plus il faudra d'efforts pour promouvoir le modèle du candidat préféré, car l'on partira de la supposition que le modèle proposé par notre candidat préféré et donné comme très minoritaire par les sondage est assez éloigné du modèle de société en cours avant l'élection.

C'est la raison pour laquelle notre candidat est minoritaire, précisément.

Nous venons donc de voir que notre "vote utile" ne transmettra pas le message de notre préférence réelle, mais que cette préférence réelle mériterait pourtant d'être affirmée avec une grande force car elle exigerait probablement, pour être mise en oeuvre, un certain nombre de changements dans nos habitudes, changements qui seraient peut-être envisagés comme des "efforts" supplémentaires par ceux qui ne souhaiteraient pas ce modèle.

Des changements qui cristalliseront donc de nombreuses résistances probablement difficiles à vaincre.

Car si notre modèle préféré ne comportait aux yeux de tous que des avantages évidents peut-être aurait-il la faveur de tous ou du plus grand nombre et alors la question du "vote utile" ne se poserait pas !

Dans quel cas notre "modèle préféré", présenté par un candidat régulièrement donné comme "minoritaire" par les sondages, aurait-il une chance d'être mis en oeuvre si le "vote utile" se pratique de façon systématique par de nombreux électeurs, à chaque élection ?

La réponse est claire : jamais !

Il devient dès lors d'une inutilité totale de se demander si l'on préfère un modèle à un autre et l'on pourrait probablement démontrer qu'un choix électoral basé sur un lancer de dés en retenant les 2 ou 3 candidats présentés par les sondages comme les mieux placés pourrait suffire.

Ce n'est pas ainsi que je m'imagine la démocratie !

vendredi 16 février 2007

Appel Citoyen pour le Pluralisme Démocratique

L'élection présidentielle est l'occasion du débat majeur de notre vie démocratique. Ce débat aura-t-il lieu, alors qu'une vingtaine de candidats postulant pour l'élection présidentielle n'ont pas encore obtenu les 500 signatures d'élus susceptibles de valider leur candidature ?

Près de la moitié d'entre-eux ou des idées qu'ils représentent étaient présents au 1er tour des Présidentielles de 2002 : ensemble ils ont réuni les suffrages de plus d'un tiers de l'électorat.

Aujourd'hui, selon divers sondages récents, ils recueilleraient entre 18% et 25% des suffrages :

Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire, LCR), José Bové (Collectifs anti-libéraux), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Corinne Lepage (Cap 21), Jean-Marie Le Pen (Front National, FN), Frédéric Nihous (Chasse, Pêche Nature et Traditions), Gérard Schivardi (Parti des Travailleurs, PT), Philippe de Villiers (Mouvement pour la France, MPF), Dominique Voynet (Les Verts).

D'autres candidats peinent également à réunir les signatures des élus :

Yves-Marie Adeline (Alliance Royale), Yvan Bachaud, Roland Castro (Mouvement de l'Utopie Concrète, MUC), Jacques Cheminade, Edouard Fillias (Alternative Libérale), France Gamerre (Génération Ecologie), Jean-Marc Governatori (La France en action), Nicolas Miguet (Rassemblement des contribuables français, RCF), Alain Mourguy (Union pour la démocratie directe, UPDD), Rachid Nekkaz...

Aujourd'hui, les représentants de ces différents courants d'idées, dont certains sont électoralement ou politiquement significatifs, risquent sérieusement de ne pas obtenir les 500 parrainages nécessaires à la validation de leur candidature.

Si tel était le cas, ce serait un déni de démocratie.

Si tel était le cas, une part non négligeable des idées des Français ne serait pas représentée et le débat démocratique serait tronqué.

Quoiqu'on pense des uns ou des autres et de leurs idées, que vaudrait une élection dont Le Pen, Bové, Voynet, Besancenot, Lepage, de Villiers et d'autres seraient exclus ?

Quelle serait la légitimité d'un(e) chef de l'Etat élu(e), alors que 18 à 35% du corps électoral (sans compter votes blancs et abstentions) a été forcé dans son choix ? Les partisans de ceux qui auraient été éliminés du suffrage ne seraient-ils pas tentés, à bon droit, de s'exprimer hors du cadre institutionnel ?

La démocratie a besoin de s'enrichir des idées et de la participation de tous. Il n'est ni logique ni légitime que des partis ou des élus, pour une part responsables de la situation actuelle du pays, puissent capter, à leur seul profit, la démocratie en interdisant à leurs adversaires de se présenter et de proposer de nouvelles solutions. Cette situation anormale appelle une vraie refonte des institutions.

Dans cette attente, nous appelons les principaux partis à prendre leurs responsabilités pour préserver la diversité des opinions et les élus à soutenir un candidat dont ils pensent que la présence à l'élection présidentielle contribuerait positivement au débat d'idées, même s'ils ne sont pas en accord avec toutes ses idées.

L'Appel Démocratique pour le Pluralisme est une initiative citoyenne libre, non partisane et indignée, face au déni de démocratie en cours. Il propose aux citoyens de s'élever ensemble afin que toutes les idées soient
représentées et soumises à nos suffrages.

Citoyens, signez cet appel pour inciter les élus à soutenir les candidatures des diverses forces politiques du pays. Le 22 avril prochain, lors du premier tour de la présidentielle, toutes les idées doivent pouvoir se rencontrer.

Pour le pluralisme

NB : "Pluralisme" >
"En sciences sociales, le pluralisme est un système d'organisation politique qui reconnaît et accepte la diversité des opinions et de leurs représentants. Le pluralisme est un cadre d'interaction dans lequel différents groupes montrent suffisamment de respect et de tolérance pour coexister et interagir dans un climat plus harmonieux que conflictuel et sans volonté d'assimilation."
(source Wikipédia)

dimanche 11 février 2007

30 000 hectares de maïs OGM en France en 2007 ? Notre agriculture toxique et stérilisante, et les combats de Bové, de Kokopelli...

Il y a peu une vidéo de Canal+ était l'objet d'un petit remue ménage sur le Net : elle aurait été interdite, censurée, et démontrerait qu'un maïs OGM de Monsanto a des effets néfastes sur des rats.

Foie, reins et sang seraient endommagés, albumine et globulines affectées.

Cette vidéo n'a jamais été interdite et il est fort possible que ce maïs soit réellement toxique, nous ne disposons apparemment que de tests réalisés par la firme qui l'a créé pour s'en faire une idée, tests qui sont apparus comme relativement douteux à ceux qui les ont examinés de près.

On peut visionner cette vidéo ici : "Les OGM sont ils dangereux ?".

Le gouvernement français a décidé de ne pas publier ce rapport de tests au prétexte qu'ils étaient couverts par le "secret industriel" : c'est la réponse que fit le ministère de l'agriculture à Corinne Lepage qui désirait se le procurer.

Cette dissimulation avait suscité des protestations :

Les rats nourris aux OGM présentent de graves anomalies
Rapport sur le maïs génétiquement modifié MON 863 de la compagnie Monsanto, juin 2005
OGM : les autorités françaises veulent la confidentialité sur les études sanitaires
Europe : consensus des Etats-membres contre les OGM
OGM Chut !

S'il ne faut donc pas accorder de crédit à la rumeur (hoax) portant sur la censure de cette vidéo nous pouvons considérer qu'elle nous alerte bel et bien sur les dangers potentiel de cet OGM Mon 863 tout autant que sur 2 autres points.

Le premier est que seules les études produites par les compagnies existent : aucune étude indépendante n'est commandée avant une autorisation de mise sur le marché, et une seule étude portant sur des rats et une durée de 90 jours est-elle suffisante pour déclarer qu'un produit n'a pas de toxicité ?

Le second est que le gouvernement français ne souhaite visiblement pas que les citoyens(es) en sachent trop : pourquoi, alors que les tests de toxicité ne contiennent aucune donnée sensible sur l'obtention de l'OGM, et ne contiennent donc aucun secret industriel ?

Or nous pouvons nous interroger sur la toxicité à long terme des OGM : OGM, science et "cash-science".

On pourra par ailleurs voir que les OGM ne présentent pas que des avantages :

Le soja contre la vie
Comment l’Argentine s’est pris les pieds dans le soja transgénique.

Peut-on affirmer qu'ils ne sont pas dangereux ?

OGM : l'avis d'une scientifique.

De plus en plus d'OGM en France ?

Il y a quelques jours Libération titrait un de ses articles : Le tabou anti-OGM vacille pour le maïs.

La veille, Le Monde nous apprenait que Nicolas Sarkozy défend la recherche sur les OGM.

Et un encadré dans cet article avertissait :

"Au moins 30 000 hectares d'OGM seront cultivés en France cette année, contre 5 000 hectares en 2006 et moins de 1 000 en 2005, a déclaré, jeudi 8 février, Daniel Chéron, directeur général de Limagrain, la maison mère du semencier Vilmorin."
Ainsi les maïsiculteurs du Sud-Ouest réunis dans le groupement Euralis font-ils pression pour augmenter fortement les surfaces consacrées aux OGM alors même que les autorisations n'ont pas été délivrées, et l'on sent peser la menace de cultures "sauvages" d'OGM par importation clandestines de semences :

"Les maïsiculteurs du Sud-Ouest peuvent acheter cette semence OGM à l'étranger, observe encore Christian Pèes. Plus rien n'est sous contrôle. Je préférerais que ce marché soit encadré."

(à lire dans l'article de Libération en lien ci-dessus).

Cultures clandestines ?

On pourra faire connaissance avec M. Pées, président d'Euralis, en visitant son blog : Le blog de Christian Pèes.

En affirmant que "Plus rien n'est sous contrôle" M. Pées nous avoue qu'il a beaucoup de mal à "tenir ses troupes" et peut-être même a-t-il déjà constaté qu'il ne les tenait plus : cela signifierait que des OGM interdits seraient déjà cultivés en France.

S'ils le sont clandestinement on peut douter que les mesures de protection qui devraient s'appliquer à toute culture d'OGM soient mises en place, clandestinité oblige.

On peut alors supposer que certaines cultures de maïs destinées à l'alimentation humaine ont pu être contaminées par des cultures de maïs à vocation d'aliment pour le bétail ou de production d'éthanol.

Des contrôles de genôme sont-ils systématiquement effectués sur la production de chaque parcelle ?

Car ce serait aujourd'hui la seule façon de s'assurer que des maïs doux pour l'alimentation humaine ne sont pas contaminés, le contrôle statistique sur des lots mélangés étant peu significatifs du fait de la dilution des productions de chaque parcelle.

Si jusqu'à maintenant les arracheurs d'OGM, José Bové en tête, pouvaient s'appuyer sur les déclarations de cultures, les parcelles consacrées aux OGM étant clairement identifiées et situées, il semble que désormais on ne puisse plus se fier à rien sauf à une analyse génétique pour savoir si un champ est ou non dédié à des OGM.

Contrôle des cultures et des comptes : que disent les politiques ?

Une forme de contrôle a posteriori des contrevenants sera possible : l'auteur de culture clandestines d'OGM n'aura pas les mêmes factures, les mêmes fournisseurs de semences qu'un cultivateur de variétés de maïs autosisées.

A moins que des stratégies de dissimulation soient mises en place au niveau de la facturation, il sera donc probablement possible de débusquer les cultures clandestines, mais le mal aura été fait d'un point de vue biologique.

Notre sécurité alimentaire et la préservation de la qualité biologique de nos écosystèmes nécessitent donc que soient mis en place des contrôles rigoureux, fréquents et systématiques à différents niveaux : il est important que nos candidats aux présidentielles puis aux législatives qui suivront soient conscients de cela et se prononcent sur ce problème de la lutte contre des cultures clandestines d'OGM, comme sur la généralisation de leurs cultures à des fins commerciales !

Kokopelli méfiante...

Il semble bien que Kokopelli craigne également des pollutions clandestines par les OGM :

"Nous distribuerons au printemps des sachets de semences de maïs doux. Nous convions les jardiniers à les cultiver en leur jardin, à les savourer et à en garder une poignée de grains secs afin de l'envoyer, à l'automne, au Ministère de l'Agriculture et d'en demander une analyse de non-contamination génétique."
Contre la Tyrannie des croyances de l'agriculture toxique.

Une campagne de "testing citoyen" qui devrait éveiller quelques craintes chez les agriculteurs qui voudraient transgresser la loi !

On apprendra beaucoup en lisant ce long et passionnant communiqué de l'association de préservation des semences anciennes, sur les groupements de semenciers (Le GNIS: de l'argent public jeté par la fenêtre), les lois très critiquables appliquées aux semences en France, l'histoire de la tomate, la "protection du consommateur" qui n'est pas toujours ce que l'on croît...

De la place dans les médias pour les candidats qui pourraient instituer les règles indispensable

Je n'ai pas eu vent qu'il ait été fait grand cas de cette menace de cultures clandestines d'OGM dans nos journaux télévisés, pourtant l'affaire et grave : transgression (possible, probable ?) de la loi et pollution génétique diffuse sont aussi inadmissibles l'une que l'autre.

Si je tiens pour certain qu'une des meilleures bases de réforme de notre société est décrite dans le New deal écologique de Corinne Lepage je constate que nous avons aujourd'hui 3 candidats qui se montreraient probablement très efficaces en particulier vis à vis de cette question des OGM (sans oublier bien entendu d'autres points de la plus grande importance) : Corinne Lepage, Dominique Voynet et José Bové.

Il est important pour notre avenir que ces candidats puissent s'exprimer largement sur toutes les ondes et qu'ils recueillent de très nombreux suffrages !

Qu'ils se réveillent, nos médias !!

mardi 6 février 2007

Soutenir l'Alliance pour la Planète

Soutenir l'Alliance pour la Planète

J'ai décidé de soutenir "l'Alliance pour la Planète" et ses 24 propositions qui réclament des actions précises.

L'Alliance pour la Planète rassemble les principales ONG françaises et propose une notation des partis politiques, on lira sur le site :

Les notes présentées ci-dessous illustrent le peu d'empressement des pouvoirs publics à mobiliser l'ensemble des moyens nécessaires à la résolution de la crise écologique quand il ne s'agit pas de leur incapacité à intégrer fondamentalement le paramètre environnement dans leurs décisions.

Ces ONG prennent position sur un constat que je partage :

Nous ne pouvons plus nous voiler la face, le diagnostic de la communauté scientifique est clair : la situation environnementale de la Terre est désastreuse, et les dégâts causés à la planète touchent en premier lieu les plus démunis. Il est urgent de mettre en oeuvre au plus vite des mesures lucides et courageuses afin d'assurer la survie de notre planète et de ses espèces, y compris celle de notre propre espèce.

Fermer le robinet ?

Certes, éteindre l'électricité, économiser l'eau, le gaz... à titre individuel est une nécessité.

Mais ce ne sera jamais suffisant !

Il est maintenant indispensable que les gouvernements prennent des mesures pour que notre planète cesse de se transformer petit à petit en une poubelle étouffante et de plus en plus stérile.

Nous voterons bientôt, pour une présidentielle puis une législative.

L'empressement des pouvoirs publics dépend étroitement de nous : les candidats sont (plus ou moins sincèrement...) à l'écoute des demandes de l'électorat, il appartient à l'électorat de leur signifier des demandes précises avec suffisamment de force et de conviction pour qu'elles soient entendues.

Nous avons tous entendu parler du rapport Stern et des derniers travaux du GIEC : ce ne sont pas des plaisanteries, toutes les compagnies d'assurance du monde vous diront que les factures qu'elles règlent au titre des catastrophes naturelles ont bondi ces dernières années, et les meilleurs pronostics ne prévoient pas de baisse mais envisagent des augmentations constantes.

Cette situation environnementale désastreuse nous fera tous souffrir d'une façon ou d'une autre, d'autant plus intensément que nous retarderons le moment où nous réagirons.

Ce qui sera douloureux aux adultes d'aujourd'hui le sera encore plus aux adultes de demain : vos enfants souffriront plus encore que nous des désordres que nous n'aurons pas été capables d'éviter.

Faire pression sur les politiques

La seule solution pour que des actions à la hauteur des enjeux soient effectuées consiste à faire pression sur les politiques de façon massive et continue pour qu'ils s'engagent à agir, puis vérifier que ces engagements seront tenus.

Les "24 mesures essentielles" proposées par l'Alliance pour la Planète constituent un bon schéma de départ, lisez-les, réfléchissez...

Soyons nombreux à soutenir cette initiative, en plaçant le lien (image en haut à droite) sur un site, un blog, en la mentionnant dans nos conversations...

Le blug de l'encéphalugomme molle n'est pas un blog vitaminé : ce n'est qu'un blug, un blog des bugs, des bugs de l'intelligence. Vous savez cette merveilleuse chose indéfinissable qui a permis à l'homme de devenir le maître incontesté de la nature... Ici vous trouverez peut-être de gentilles horreurs et des raisonnements tordus : prudence...
Il est encore temps de fuir !
? i n t e l l i b l u g
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