Acteurs d'une politique énergétique trans-méditerranéenne ?
Par jcm, dimanche 16 mars 2008 à 18:46 :: General :: #74 :: rss
Développer une dynamique favorable à la paix par des collaborations croisées
Créer un réseau d'approvisionnement massif en électricité " propre " et en eau
Créer de la prospérité là où elle fait défaut
Sortir du nucléaire sans remettre en cause le niveau de vie de ceux qui l'utilisent
Non, ce n'est pas " seulement " une initiative qui mettrait une excellente huile dans les rouages des relations israélo-palestiniennes, mais ne serait-ce " que " cela nous contemplerions déjà une très grande chose.
Citation :
Voyons également le :
Ces deux citations sont extraites de l'exposé en français du projet TREC, qui a pour origine le Club de Rome et s'appuie sur le
Nous découvrons ici un solide projet de coopération nord / sud unissant d'appréciables qualités pour ce monde qui cherche aujourd'hui des voies de " développement durable ", des moyens de réduire ses émissions de gaz à effet de serre et devrait sérieusement penser à diminuer de façon notable l'ensemble des pollutions qu'il produit (n'oublier ici ni les dioxines, ni les radionucléides – pollutions plus ou moins diffuses issues des activités nucléaires - , ni les innombrables perturbateurs endocriniens que n'épurent pas nos centrales de traitement des eaux, lorsqu'elles existent : ce n'est pas partout...)...
Un monde qui se préoccupe également de questions migratoires qu'il ne sait résoudre, un monde qui sait que 4900 personnes, souvent des enfants, meurent chaque jour car elles ne disposent pas d'eau potable, et l'on s'accorde pour supposer que les questions de l'eau dans le monde ne pourront que s'aggraver dans un avenir... qui commence à cet instant même !
Un monde qui doit s'organiser de telle sorte qu'il y ait de l'eau, du travail, de l'énergie disponible, des ressources alimentaires saines et en quantité suffisante, des conditions de vie au minimum acceptables, sinon aussi confortables que possible, dans la paix, partout, pour tous... et a jusqu'à maintenant démontré qu'il était incapable d'y parvenir.
Le concept " Desertec " dispose de plusieurs atouts forts :
L'électricité d'origine solaire, il semble qu'on l'oublie parfois, ne vient pas nécessairement de cellules photovoltaïques : la France fût, il y a maintenant longtemps, presque pionnière dans l'électricité solaire thermique avec la centrale pyrénéenne " Thémis " qu'elle laissa longtemps à l'abandon, mais a réactivée depuis peu aux fins de recherche.
Dommage : c'est aujourd'hui une entreprise espagnole qui construira une unité de production d'électricité solaire par concentration à Abu Dhabi, et notre pays ne peut se présenter en compétiteur dans ce domaine, il n'y possède quasiment aucun savoir faire, malheureusement...
Desertec est basé sur la multiplication des centrales thermiques solaires et des fermes éoliennes là où les ressources de rayonnement et de vent sont les plus abondantes .
Ce sont donc, dans cette collaboration nord / sud, les pays du nord de l'Afrique et du Moyen Orient qui produiraient l'essentiel de l'énergie d'origine solaire, l'éolien étant essentiellement étalé sur la façade Atlantique de l'Europe et de l'Afrique, l'ensemble des productions se mêlant dans un réseau de transport fortement interconnecté.
Indépendance énergétique ?
Certes des esprits chagrins critiqueront le fait que " nous dépendrons d'une énergie d'origine étrangère " : oui, et ce n'est pas avec les monstrueuses quantités de pétrole dont nous disposons sous nos propres pieds que nous roulerons loin !!!
Ils ajouteront qu'avec une perte en ligne de 3% pour 1000 km le rendement du transport de l'électricité tombera à 85% sur 5000 km : effectivement 15% seront dissipés dans le transport, mais que l'on se demande si nous ne devrions pas alimenter nos mobylettes avec le seul pétrole brut que nous trouverons au fond de notre jardin.
Car entre le puits situé au Vénézuela, en Arabie ou en Sibérie et notre réservoir les transports et transformations subies pour rendre compatible le pétrole avec notre moteur ont été la source de " pertes " au moins aussi importantes.
Au demeurant ne vaut-il pas mieux " perdre " 15% d'une énergie qui ne coûte rien en terme d'atteintes à l'environnement ni de réserves qui s'épuiseraient que de gaspiller des quantités voisines d'un autre produit qui, lui, pollue gravement et se fait rare ?
Oui, il semble bien que Desertec soit susceptible de devenir une source d'énergie d'une très haute qualité, fiable et sûre.
Au partisans inconditionnels du nucléaire je demanderai quelle serait la différence entre la chute d'un aéronef ou d'une météorite d'une masse suffisante (juste quelques kilos) sur un réacteur nucléaire, et la même chute sur des concentrateurs solaires ?
Je crains que le prix à payer ne soit finalement pas le même...
Car on critiquera Desertec sur le prix : le kWh qu'il produit est aujourd'hui plus coûteux que celui qui provient du nucléaire.
Encore que cela ne soit pas une certitude scientifique : il n'est pas démontré que si l'on intègre l'ensemble des coûts de démantèlement des centrales, du traitement des différents déchets que cela produira et du stockage définitif dans les meilleures conditions de sécurité (qui ne seront jamais très proche d'un idéal excluant tout risque) ce prix soit à ce point bas...
L'un des enjeux de Desertec est précisément de parvenir à une baisse des coûts par effet d'échelle. La généralisation des centrales solaires à concentration fera baisser les prix, c'est une certitude.
Finalement si l'on parvenait à mettre en chiffres l'ensemble des impacts de ce projet (mais à quel montant évaluerait-on le prix d'une paix entre palestiniens et israéliens ???) le résultat risquerait de s'avérer largement positif par rapport à d'autres solutions énergétiques.
Laissons donc grincher les chagrineux, soyons à l'écoute des critiques : elles pourront apporter d'intéressants éclairages.
S'impliquer ?
Différentes personnes reconnaissent à ce projet des qualités telles qu'elles justifient une implication personnelle.
Succédant à TREC-UK et à TREC-Australia vient d'être mis en ligne TREC-FRANCE (Attention, dans quelques jours il faudra utiliser ce lien : TREC-FRANCE), qui a pour objectif de faire largement connaître la dynamique TREC, ses tenants et aboutissants, dans les pays francophones.
Avec TREC-FRANCE nous assistons à la naissance d'un élément d'un réseau plus vaste d'appui à une initiative d'une belle envergure dans laquelle qui le souhaite peut s'impliquer.
Nous pouvons tous devenir acteurs de notre avenir énergétique, ferments de collaborations et de paix, tisserands de vastes passerelles entre les peuples, " porteurs d'eau et d'espoirs ", promoteurs des solutions que notre monde attend...
Créer un réseau d'approvisionnement massif en électricité " propre " et en eau
Créer de la prospérité là où elle fait défaut
Sortir du nucléaire sans remettre en cause le niveau de vie de ceux qui l'utilisent
Non, ce n'est pas " seulement " une initiative qui mettrait une excellente huile dans les rouages des relations israélo-palestiniennes, mais ne serait-ce " que " cela nous contemplerions déjà une très grande chose.
Citation :
Le " Gaza Solar & Water Project " concerne la construction de centrales thermiques solaires pour la génération d’électricité (1 GW en totalité) et le dessalement d’eau de mer combinés. Ces centrales feraient partie d’un programme de réhabilitation internationale de la bande de Gaza, et pourraient être construites dans la région littorale du Sinaï égyptien. Avec une installation de conduites d’eau et de lignes électriques destinées à la bande de Gaza, elles fourniraient un approvisionnement à 2-3 millions de personnes. Ce projet pourrait devenir le tournant des problèmes sociaux et économiques actuellement désastreux de la bande de Gaza, des conflits régionaux sur l’eau et du processus de paix bloqué entre Israël et la Palestine.
L’investissement total nécessaire est estimé à environ 5 milliards d’Euros.
Voyons également le :
Sana’a Solar Water Project : La construction de centrales de dessalement et d’électricité près
de la Mer Rouge pour la capitale Yéménite Sana qui se trouve devant l’épuisement de ses
réserves en eau souterraine d’ici 15 ans. Ces centrales, actionnées par l’énergie solaire,
fourniraient de l’eau douce pour Sana’a et produiraient la puissance électrique nécessaire pour
le pompage de cette eau, par un pipeline vers la ville située à une altitude de 2200, mètres.
Ce projet- Sana’a pourrait éviter un désastre humanitaire et des troubles sociaux surgissant
au Yémen, et sauverait un héritage culturel d’une importance mondiale. Déplacer une population de 2 millions de personnes vers de nouveaux lieux habitables coûterait d’environ 30 milliards d’Euros. Cette solution coûte beaucoup plus cher que les 5 milliards d’Euros nécessaires pour le projet alternatif : laisser rester la population sur place à Sana’a et construire des centrales thermiques solaires et un pipeline pour leur approvisionnement d’eau.
Ces deux citations sont extraites de l'exposé en français du projet TREC, qui a pour origine le Club de Rome et s'appuie sur le
concept Desertec, orienté vers la sécurité de l’énergie, de l’eau et du climat en EUrope, au Moyen-Orient (the Middle East), en Afrique du Nord (North Africa) (EU-MENA) en promouvant une coopération entre les pays de la « ceinture solaire » et de la « ceinture technologique ».
Nous découvrons ici un solide projet de coopération nord / sud unissant d'appréciables qualités pour ce monde qui cherche aujourd'hui des voies de " développement durable ", des moyens de réduire ses émissions de gaz à effet de serre et devrait sérieusement penser à diminuer de façon notable l'ensemble des pollutions qu'il produit (n'oublier ici ni les dioxines, ni les radionucléides – pollutions plus ou moins diffuses issues des activités nucléaires - , ni les innombrables perturbateurs endocriniens que n'épurent pas nos centrales de traitement des eaux, lorsqu'elles existent : ce n'est pas partout...)...
Un monde qui se préoccupe également de questions migratoires qu'il ne sait résoudre, un monde qui sait que 4900 personnes, souvent des enfants, meurent chaque jour car elles ne disposent pas d'eau potable, et l'on s'accorde pour supposer que les questions de l'eau dans le monde ne pourront que s'aggraver dans un avenir... qui commence à cet instant même !
Un monde qui doit s'organiser de telle sorte qu'il y ait de l'eau, du travail, de l'énergie disponible, des ressources alimentaires saines et en quantité suffisante, des conditions de vie au minimum acceptables, sinon aussi confortables que possible, dans la paix, partout, pour tous... et a jusqu'à maintenant démontré qu'il était incapable d'y parvenir.
Le concept " Desertec " dispose de plusieurs atouts forts :
- Il entraînera la coopération à bénéfices (financiers et matériels) mutuels entre des pays qui ne pratiquent pas nécessairement aujourd'hui des échanges sereins : il peut devenir facteur de paix en permettant à différents acteurs de s'investir dans des actions communes qui serviront leurs intérêts immédiats et, sur le plus long terme, qui favoriseront un apaisement des relations là où cela s'impose.
- Il est basé sur un principe de production d'une énergie parfaitement renouvelable qui n'est pas une vue de l'esprit, pas une idée futuriste puisque les systèmes sur lesquels il repose existent déjà , fonctionnent et produisent.
- Il repose sur un mode de transport de l'énergie qui, s'il n'est pas encore généralisé, a fait ses preuves : le transport de l'électricité en Courant Continu de Haute Tension (CCHT).
- Il offre une solution des plus élégantes au problème d'approvisionnement en eau douce de certaines régions (et nous savons dès aujourd'hui que l'eau est une question très difficile à résoudre au niveau mondial) car un sous produit de la production de l'électricité pourrait être une eau déssalinisée.
- Il permettra de se passer d'un certain nombre de centrales thermiques conventionnelles et même de sortir progressivement de l'option nucléaire en assurant une production électrique fiable dans la continuité.
L'électricité d'origine solaire, il semble qu'on l'oublie parfois, ne vient pas nécessairement de cellules photovoltaïques : la France fût, il y a maintenant longtemps, presque pionnière dans l'électricité solaire thermique avec la centrale pyrénéenne " Thémis " qu'elle laissa longtemps à l'abandon, mais a réactivée depuis peu aux fins de recherche.
Dommage : c'est aujourd'hui une entreprise espagnole qui construira une unité de production d'électricité solaire par concentration à Abu Dhabi, et notre pays ne peut se présenter en compétiteur dans ce domaine, il n'y possède quasiment aucun savoir faire, malheureusement...
Desertec est basé sur la multiplication des centrales thermiques solaires et des fermes éoliennes là où les ressources de rayonnement et de vent sont les plus abondantes .

Ce sont donc, dans cette collaboration nord / sud, les pays du nord de l'Afrique et du Moyen Orient qui produiraient l'essentiel de l'énergie d'origine solaire, l'éolien étant essentiellement étalé sur la façade Atlantique de l'Europe et de l'Afrique, l'ensemble des productions se mêlant dans un réseau de transport fortement interconnecté.
Indépendance énergétique ?
Certes des esprits chagrins critiqueront le fait que " nous dépendrons d'une énergie d'origine étrangère " : oui, et ce n'est pas avec les monstrueuses quantités de pétrole dont nous disposons sous nos propres pieds que nous roulerons loin !!!
Ils ajouteront qu'avec une perte en ligne de 3% pour 1000 km le rendement du transport de l'électricité tombera à 85% sur 5000 km : effectivement 15% seront dissipés dans le transport, mais que l'on se demande si nous ne devrions pas alimenter nos mobylettes avec le seul pétrole brut que nous trouverons au fond de notre jardin.
Car entre le puits situé au Vénézuela, en Arabie ou en Sibérie et notre réservoir les transports et transformations subies pour rendre compatible le pétrole avec notre moteur ont été la source de " pertes " au moins aussi importantes.
Au demeurant ne vaut-il pas mieux " perdre " 15% d'une énergie qui ne coûte rien en terme d'atteintes à l'environnement ni de réserves qui s'épuiseraient que de gaspiller des quantités voisines d'un autre produit qui, lui, pollue gravement et se fait rare ?
Oui, il semble bien que Desertec soit susceptible de devenir une source d'énergie d'une très haute qualité, fiable et sûre.
Au partisans inconditionnels du nucléaire je demanderai quelle serait la différence entre la chute d'un aéronef ou d'une météorite d'une masse suffisante (juste quelques kilos) sur un réacteur nucléaire, et la même chute sur des concentrateurs solaires ?
Je crains que le prix à payer ne soit finalement pas le même...
Car on critiquera Desertec sur le prix : le kWh qu'il produit est aujourd'hui plus coûteux que celui qui provient du nucléaire.
Encore que cela ne soit pas une certitude scientifique : il n'est pas démontré que si l'on intègre l'ensemble des coûts de démantèlement des centrales, du traitement des différents déchets que cela produira et du stockage définitif dans les meilleures conditions de sécurité (qui ne seront jamais très proche d'un idéal excluant tout risque) ce prix soit à ce point bas...
L'un des enjeux de Desertec est précisément de parvenir à une baisse des coûts par effet d'échelle. La généralisation des centrales solaires à concentration fera baisser les prix, c'est une certitude.
Finalement si l'on parvenait à mettre en chiffres l'ensemble des impacts de ce projet (mais à quel montant évaluerait-on le prix d'une paix entre palestiniens et israéliens ???) le résultat risquerait de s'avérer largement positif par rapport à d'autres solutions énergétiques.
Laissons donc grincher les chagrineux, soyons à l'écoute des critiques : elles pourront apporter d'intéressants éclairages.

S'impliquer ?
Différentes personnes reconnaissent à ce projet des qualités telles qu'elles justifient une implication personnelle.
Succédant à TREC-UK et à TREC-Australia vient d'être mis en ligne TREC-FRANCE (Attention, dans quelques jours il faudra utiliser ce lien : TREC-FRANCE), qui a pour objectif de faire largement connaître la dynamique TREC, ses tenants et aboutissants, dans les pays francophones.
Avec TREC-FRANCE nous assistons à la naissance d'un élément d'un réseau plus vaste d'appui à une initiative d'une belle envergure dans laquelle qui le souhaite peut s'impliquer.
Nous pouvons tous devenir acteurs de notre avenir énergétique, ferments de collaborations et de paix, tisserands de vastes passerelles entre les peuples, " porteurs d'eau et d'espoirs ", promoteurs des solutions que notre monde attend...









Commentaires
1. Le vendredi 25 avril 2008 à 23:53, par yvon
2. Le samedi 26 avril 2008 à 08:35, par jcm
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