dimanche 2 avril 2006
L'objectif fallacieux d'une immigration souhaitée
Par jcm, dimanche 2 avril 2006 à 14:20 :: Immigration
Des "gros bras" de la politique nous bercent d'illusions avec des mesures "fortes" et "fermes" sur la limitation de l'immigration.
Immigration "contrôlée", "souhaitée"...
On rêve un peu, me semble-t-il, sur l'immigration car une grande part de celle-ci est subie, depuis longtemps déjà , et tous les efforts déployés pour limiter l'immigration clandestine n'ont jamais réussi à la juguler.
Dès lors parler d'immigration souhaitée est une figure de rhétorique fort éloignée de ce que sera la réalité !
L'immigration souhaitée serait conditionnée par un bouclage hermétique des frontières de l'Europe, qui permettrait le filtrage que désigne ce "souhaitée" : à défaut de cela l'immigration demeurera régulée par le degré de porosité de ces frontières, lesquelles, selon certaines prévisions, devraient encaisser une pression croissante dans les années à venir.
Voir à ce sujet : Urgent support needed for environmental refugees
entre autres sources possibles.
Les politiques, à moins qu'ils soient inconscients de cet état des choses (ce qui serait impardonnable !), devraient nous épargner des joutes sur ce thème (quelle immigration souhaitée, quel patch appliquer aux législations existantes pour tenter de l'obtenir...) mais il serait essentiel que nous nous penchions très sérieusement sur ce qui provoque cette immigration et les moyens de la réduire à la source : le problème est vaste, c'est celui de la pauvreté loin d'ici, le problème de régimes politiques inacceptables...
Ce sont là quelques racines d'une immigration qui, de toutes façons, ne se réduirait pas aisément ni vite même si les conditions économiques - climatiques - énergétiques ne devaient jamais poser de problème dans un avenir assez proche.
Il conviendrait aussi de lier les questions d'immigration à cette constatation : nous (pays riches) sommes 20% de la population mondiale à consommer 80% des ressources que peuvent fournir la planète depuis quelques décennies.
20% soit environ 1.2 milliards.
Environ au moins 2.5 milliards (Chine, Inde, Brésil...) sont en voie de rejoindre notre niveau de consommation (ou s'activent fébrilement à le faire).
Il nous faudra donc à terme 80 x 3 = 240% des ressources actuellement employées (en calcul très approximatif, mais l'ordre de grandeur y est) selon une courbe croissant a priori assez vite.
L'ensemble des pressions que subissent tous les pays, dont les plus pauvres, ne s'amenuiseront donc pas et ces pressions n'agissent pas majoritairement en faveur d'un enrichissement des pays les plus démunis : quelles perspectives cela peut-il offrir dans le domaine de l'immigration ?
Certaines limites sur les ressources seront peut-être vite atteintes et, même avant qu'elle le soient nous aurons à subir des influences de ce phénomène, influences qui se feront sentir en termes d'immigration (entre autres) : aucune décision pertinente concernant l'immigration ne peut faire l'économie de la vision d'un avenir plus perturbé que ne l'est notre présent.
Alors l'immigration vue uniquement en termes franco-français avec pour seul horizon la "densité d'étrangers acceptable" sur notre territoire me semble une façon d'utiliser la lorgnette par le mauvais bout et le type de discours qui s'associe à cette attitude est en fait proche de l'escroquerie intellectuelle.
Pour éviter ce type de malhonnêteté il est essentiel de pouvoir proposer des solutions basées sur un diagnostic sérieux de la question.
Un état des lieux aussi peu contestable que possible qui permettrait de déterminer les causes de l'immigration, mais aussi les moyens qu'elle met en oeuvre et les conséquences auxquelles elles conduit, cela dans la plus stricte conformité avec les textes fondamentaux dont nous nous réclamons (Déclaration des droits de l'Homme en particulier), examen auquel seraient également soumises les mesures proposées afin de réguler l'immigration, notamment en ce qui concerne les conséquences de ces mesures dans les pays d'origine des migrants potentiels.
Par exemple, pour ce qui est des moyens, il semblerait que les mesures de reconduite à la frontières, les anciennes autant que les dernières en date médiatisée par un ministre de l'intérieur qui se verrait bien président ne concerneraient qu'environ 0.01% des irréguliers sur le territoire et qu'elles ne pourraient en concerner qu'au maximum le double ou le triple, soit une fraction tout à fait négligeable en termes d'effectifs, sans poser de gros problèmes.
A vérifier donc, s'il n'y aurait pas dans toute cette agitation d'abord et avant tout un effet de manche électoraliste plutôt que la possibilité d'une réelle efficacité.
Il y aurait donc une multitude de rapports et d'études émanant de sources variées à examiner pour se faire une idée à peu près convenable du panorama en ne se contentant surtout pas des rapports les plus médiatisés par certaines sphères proches du pouvoir, ou commandés par ce pouvoir, et qui ont le plus d'échos sans que le sérieux ou l'objectivité soit toujours au rendez-vous.
Un tel diagnostic n'est pas à la portée de tous les citoyens car il nécessite un travail de documentation et d'analyse important.
La tentation est donc grande de se laisser tenter de suivre la parole de celui qui criera le plus fort sur ce thème, mais l'intensité d'un tel cri ne garantit en rien la justesse du propos, même s'il est propre à satisfaire certaines oreilles.
Où peut-on trouver une étude complète et impartiale sur ce thème ?
Qui nous la fournira, qui la médiatisera avec suffisamment de force pour qu'elle devienne un document de référence unanimement reconnu ?
Immigration "contrôlée", "souhaitée"...
On rêve un peu, me semble-t-il, sur l'immigration car une grande part de celle-ci est subie, depuis longtemps déjà , et tous les efforts déployés pour limiter l'immigration clandestine n'ont jamais réussi à la juguler.
Dès lors parler d'immigration souhaitée est une figure de rhétorique fort éloignée de ce que sera la réalité !
L'immigration souhaitée serait conditionnée par un bouclage hermétique des frontières de l'Europe, qui permettrait le filtrage que désigne ce "souhaitée" : à défaut de cela l'immigration demeurera régulée par le degré de porosité de ces frontières, lesquelles, selon certaines prévisions, devraient encaisser une pression croissante dans les années à venir.
Voir à ce sujet : Urgent support needed for environmental refugees
entre autres sources possibles.
Les politiques, à moins qu'ils soient inconscients de cet état des choses (ce qui serait impardonnable !), devraient nous épargner des joutes sur ce thème (quelle immigration souhaitée, quel patch appliquer aux législations existantes pour tenter de l'obtenir...) mais il serait essentiel que nous nous penchions très sérieusement sur ce qui provoque cette immigration et les moyens de la réduire à la source : le problème est vaste, c'est celui de la pauvreté loin d'ici, le problème de régimes politiques inacceptables...
Ce sont là quelques racines d'une immigration qui, de toutes façons, ne se réduirait pas aisément ni vite même si les conditions économiques - climatiques - énergétiques ne devaient jamais poser de problème dans un avenir assez proche.
Il conviendrait aussi de lier les questions d'immigration à cette constatation : nous (pays riches) sommes 20% de la population mondiale à consommer 80% des ressources que peuvent fournir la planète depuis quelques décennies.
20% soit environ 1.2 milliards.
Environ au moins 2.5 milliards (Chine, Inde, Brésil...) sont en voie de rejoindre notre niveau de consommation (ou s'activent fébrilement à le faire).
Il nous faudra donc à terme 80 x 3 = 240% des ressources actuellement employées (en calcul très approximatif, mais l'ordre de grandeur y est) selon une courbe croissant a priori assez vite.
L'ensemble des pressions que subissent tous les pays, dont les plus pauvres, ne s'amenuiseront donc pas et ces pressions n'agissent pas majoritairement en faveur d'un enrichissement des pays les plus démunis : quelles perspectives cela peut-il offrir dans le domaine de l'immigration ?
Certaines limites sur les ressources seront peut-être vite atteintes et, même avant qu'elle le soient nous aurons à subir des influences de ce phénomène, influences qui se feront sentir en termes d'immigration (entre autres) : aucune décision pertinente concernant l'immigration ne peut faire l'économie de la vision d'un avenir plus perturbé que ne l'est notre présent.
Alors l'immigration vue uniquement en termes franco-français avec pour seul horizon la "densité d'étrangers acceptable" sur notre territoire me semble une façon d'utiliser la lorgnette par le mauvais bout et le type de discours qui s'associe à cette attitude est en fait proche de l'escroquerie intellectuelle.
Pour éviter ce type de malhonnêteté il est essentiel de pouvoir proposer des solutions basées sur un diagnostic sérieux de la question.
Un état des lieux aussi peu contestable que possible qui permettrait de déterminer les causes de l'immigration, mais aussi les moyens qu'elle met en oeuvre et les conséquences auxquelles elles conduit, cela dans la plus stricte conformité avec les textes fondamentaux dont nous nous réclamons (Déclaration des droits de l'Homme en particulier), examen auquel seraient également soumises les mesures proposées afin de réguler l'immigration, notamment en ce qui concerne les conséquences de ces mesures dans les pays d'origine des migrants potentiels.
Par exemple, pour ce qui est des moyens, il semblerait que les mesures de reconduite à la frontières, les anciennes autant que les dernières en date médiatisée par un ministre de l'intérieur qui se verrait bien président ne concerneraient qu'environ 0.01% des irréguliers sur le territoire et qu'elles ne pourraient en concerner qu'au maximum le double ou le triple, soit une fraction tout à fait négligeable en termes d'effectifs, sans poser de gros problèmes.
A vérifier donc, s'il n'y aurait pas dans toute cette agitation d'abord et avant tout un effet de manche électoraliste plutôt que la possibilité d'une réelle efficacité.
Il y aurait donc une multitude de rapports et d'études émanant de sources variées à examiner pour se faire une idée à peu près convenable du panorama en ne se contentant surtout pas des rapports les plus médiatisés par certaines sphères proches du pouvoir, ou commandés par ce pouvoir, et qui ont le plus d'échos sans que le sérieux ou l'objectivité soit toujours au rendez-vous.
Un tel diagnostic n'est pas à la portée de tous les citoyens car il nécessite un travail de documentation et d'analyse important.
La tentation est donc grande de se laisser tenter de suivre la parole de celui qui criera le plus fort sur ce thème, mais l'intensité d'un tel cri ne garantit en rien la justesse du propos, même s'il est propre à satisfaire certaines oreilles.
Où peut-on trouver une étude complète et impartiale sur ce thème ?
Qui nous la fournira, qui la médiatisera avec suffisamment de force pour qu'elle devienne un document de référence unanimement reconnu ?








