Peak Oil, aléas climatiques, croissance de la demande mondiale, diminution des émissions de gaz à effet de serre... de nombreux motifs peuvent nous pousser à utiliser des carburants d'origine biologique, donc issus de l'agriculture.
Ces ressources renouvelables ne combleront pas tous nos besoins dans le domaine des transports : elle ne pourront remplacer qu'une petite fraction du pétrole qui est à la base du fonctionnement de nos sociétés, dans leur configuration actuelle.
On évoque une "fin du pétrole" à une date indéterminée : il reste encore un certain nombre de réserves connues et peut-être des gisement qui n'ont pas encore été découverts.
Les stocks de charbon restent considérables et nous ne serons pas dépourvus de gaz avant un certain temps.
Il nous faut cependant envisager l'utilisation de carburants fossiles avec une grande prudence, peut-être sous peine de provoquer une extinction massive d'espèces : il y a 250 millions d'années 95% des espèces ont été rayées de la carte du vivant pour un réchauffement climatique de 10°C.
La question des biocarburants pose la question à la fois de notre mode de vie, avec pour interrogation fondamentale celle de nos besoins, et celle de notre efficacité énergétique.
Nos besoins, ce que nous nommons ainsi aujourd'hui, sont-ils des prérequis à notre survie ?
S'alimenter en est un, circuler en véhicule individuel quand bon nous semble n'a rien d'indispensable même si nous considérons que c'est un élément de notre "liberté".
Rien d'indispensable à ceci près que, pour nous abstenir de circuler au rythme où nous le faisons aujourd'hui il serait nécessaire de réorganiser quelque peu notre société...
Notre mode de vie pourrait être amené à changer...
Le contingentement, de facto ou sous l'empire de notre volonté afin de ne pas accroître démesurément l'effet de serre, de notre consommation en énergie doit avoir pour parallèle une amélioration de notre efficacité énergétique globale, ceci afin que ce contingentement ne nous soit pas par trop insupportable.
Un haut niveau d'efficacité énergétique globale, cela se pense, se construit, s'élabore mais cela ne peut se faire qu'en tentant d'avoir une vision globale d'un certain nombre de phénomènes et de leurs interactions.
La question des biocarburants n'est donc pas un sujet que l'on pourrait se permettre d'isoler de l'ensemble de son contexte afin de lui apporter une réponse "autonome".
Partant d'une réflexion sur les biocarburants on se trouve conduit à examiner un grand nombre de sujets avec lesquels il se produira d'inévitables interactions.
Et l'on s'aperçoit qu'une intensification de l'agriculture pourrait avoir comme conséquence à terme une augmentation du taux de prévalence des maladies d'Alzheimer et de Parkinson...
Ce dossier biocarburants ne prétend pas à l'exhaustivité, j'ai probablement laissé de côté un certain nombre d'aspects.
Ce n'est qu'une tentative de réflexion avec prise en compte de facteurs multiples.
Avec son titre je vous ai livré la conclusion qu'elle m'inspire...
Vous trouverez environ 200 liens vers des sites qui ont alimenté mes réflexions et mes connaissances : vous pourrez trouver d'autres sources en utilisant les moteurs de recherche afin de mieux appuyer ou de mieux contredire mon analyse.
L'essentiel est que, citoyen(e)s nous soyons tou(te)s capables de savoir et d'analyser, afin de pouvoir nous prononcer en connaisssance de cause.