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Pétrole et effet de serre

En effet un certain nombre de pays se sont engagés dans ce "Protocole de Kyoto" à faire baisser leurs émissions de gaz à effet de serre, et les spécialistes du climat nous préviennent que le strict respect de ce protocole serait absolument insuffisant pour nous garantir un équilibre climatique satisfaisant.

Ainsi il nous faudrait peut-être multiplier par 4 les objectifs de Kyoto, sans pour autant être vraiment certains d'obtenir un résultat à la hauteur de nos espérances... car il a été mis en évidence en 2005 que le permafrost sibérien (mais aussi canadien) commençait à fondre de façon significative, hypothèse que l'on envisageait à l'échéance de 2020 - 2030 au plus tôt il y a quelques années.

Ainsi le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat, ou IPCC, Intergovernmental Panel on Climate Change) annonçait courant 2005 qu'il devrait réviser ses modélisations en tenant compte de cette fonte des pergélisols qui injectera dans l'atmosphère de grandes quantités de méthane, gaz ayant un pouvoir d'effet de serre 23 ou 24 fois supérieur à celui du CO2.

Par ailleurs des chercheurs ont annoncé que le réchauffement climatique en cours avait déjà provoqué le largage dans l'atmosphère de CO2 provenant de tourbières ou de différents types de sols, notamment au Canada et en Grande Bretagne.

Dans le même temps il semblerait que la canicule de 2003 a provoqué un ralentissement important de la photosynthèse couplé à un rejet important de CO2 dans l'atmosphère : gare aux étés chauds !

Et certaines études permettent de penser que la captation du CO2 par les végétaux ne serait pas proportionnelle à la teneur en CO2 de l'atmosphère, et qu'au delà d'un certain seuil elle diminuerait.

Cycles auto entretenus : serons-nous impuissants ?

En fait divers phénomènes pourraient, sous l'effet du réchauffement déjà constaté, alimenter un accroissement de l'émission de différents gaz à effet de serre, quoi que nous fassions : on entrerait alors dans un cycle auto entretenu dont nous pourrions attendre le pire sur le plan climatique car les masses (ou les volumes) en jeu sont impressionnants.

Sous l'angle de l'évolution du climat il ne serait pas néfaste que le prix du baril atteigne, dès demain, ces 380 dollars envisagés pour dans une dizaine d'années : cela réduirait très nettement un certain nombre d'usages du pétrole, mais ce serait probablement catastrophique à différents points de vue.

Nous nous trouvons donc dans un système "d'injonction contradictoire" pour lequel il faut parvenir à satisfaire deux objectifs totalement opposés l'un à l'autre...

Eviter l'écroulement de nos sociétés...

En fait, si nous voulons éviter à la fois l'écroulement de nos sociétés (avec les probables conflits durs qu'il engendrerait) et une augmentation, ou une diminution insuffisante, de nos émissions de gaz à effet de serre il nous faut choisir des solutions de transition très efficaces sur le plan énergétique ET sur le plan social.

Et cela sans certitude d'obtenir de bons résultats car un certain nombre de pays veulent atteindre notre niveau de vie, et sont en passe d'y parvenir, or actuellement est indissolublement lié à ce niveau de vie un niveau assez élevé d'émission de gaz à effet de serre...

Cela signifie que nous devons multiplier les efforts pour que ces questions puissent trouver rapidement des solutions viables sur le plan mondial, ce qui reporte du social au politique...

Réseau Freemen OGM et citoyens Catastrophisme lucide

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